foret · forêt · Foret

foret

nom, masculin, /fɔʁɛ/ ou /foʁɛ/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Petit instrument de fer dont on se sert pour percer des plaques métalliques. Foret de serrurier. Petit instrument en pointe avec lequel on perce les tonneaux. Foret de marchand de vin.

Étymologie : Forer.

Historique : XIVe s. Faire un petit pertuis d'un foret emprès le bondonnail

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. T. d’Arts — Instrument de fer ou d’acier dont on se sert pour faire des trous dans le métal, dans le bois, etc. Foret de serrurier, de menuisier. La pointe d’un foret.

  2. Il se dit particulièrement du Petit instrument avec lequel on perce un tonneau. Tirer du vin au foret.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • forets — pluriel — /fɔʁɛ/ ou /foʁɛ/
  • foret — singulier — /fɔʁɛ/ ou /foʁɛ/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée foret#27881.

forêt

nom, féminin, /fɔʁɛ/ ou /foʁɛ/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (7 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Vaste terrain planté de bois ; terrain couvert d'arbres exploités pour le chauffage, les constructions, etc. Forêt close, forêt interdite aux usagers. Forêts vierges, vastes forêts des pays inhabités. Forêts sous-marines, forêts souterraines, forêts dont on retrouve les débris au fond des mers ou dans la terre. Terme de chasse. Mesurer une forêt, se dit en parlant du cerf ou de toute autre bête qui la traverse. Fig. et familièrement. Vous étiez là dans une forêt, c'est-à-dire vous étiez au milieu des fripons. On dit dans le même sens : C'est la forêt de Bondy, à cause qu'il y eut un temps où la forêt de Bondy près Paris était infestée de voleurs.

    Rassembler les humains dans les forêts épars — Boileau (1636-1711)

    Il me faut du repos, des prés et des forêts — Boileau (1636-1711)

  2. Eaux et forêts, les forêts, les étangs, les cours d'eau, en tant qu'ils sont l'objet d'une surveillance exercée par l'État. Les eaux et forêts, l'administration des cours d'eau, des lacs, des bois dépendants du domaine public. Conservateur, inspecteur des eaux et forêts. Autrefois, eaux et forêts, juridiction qui connaissait de la chasse, de la pêche, des bois et des rivières, tant au civil qu'au criminel. Grand maître des eaux et forêts. L'arpent des eaux et forêts valait une fois et demie l'arpent de Paris.

  3. Terme d'ancienne coutume. Droit de forêt, droit que le seigneur avait d'empêcher de couper du bois sur ses terres et de pêcher dans ses eaux. Concession de forêts, exprimait la permission d'abattre du bois et de pêcher.

  4. Par extension, grande quantité, amas de choses longues et menues. Une forêt de lances. Une forêt de mâts. Une forêt de cheveux.

    De dards, de javelots une forêt pressée — Bernard-Joseph Saurin (1706-1781)

  5. Grande quantité de pièces de bois qui forment le comble de quelque vaste édifice. La forêt du dôme des Invalides.

Étymologie : Provenç. forest, foresta ; espagn. et portug. floresta ; ital. foresta ; du bas-latin foresta, foreste, forestum, forasta. On a longtemps tiré ce mot de l'allemand Forst, forêt ; mais aujourd'hui les étymologistes allemands déclarent que ce mot est venu des langues romanes dans leur langue. À la vérité, ce mot roman forest, on a voulu le rattacher au haut allemand foraha, pin ; mais Diez fait remarquer que la disparition de l'h s'expliquerait mal, et qu'un suffixe est ou ast est fort rare. En conséquence il incline vers une étymologie latine déjà proposée par Frisch, à savoir foris, dehors. C'

Historique : XIIIe s. Si comme Berte fut en la forest par lui [seule] Et tu, forès, qu'ici t'espans, Qui tant es anciene et grans XIVe s. Bien samble une forest des lanches qu'il y a XVIe s. Dire ne doibs ton secret derriere paroi ne forest

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Grande étendue de terrain planté de bois; ou Assemblage d’arbres qui occupent, qui couvrent cette étendue. épaisse forêt. Les routes d’une forêt. à l’orée d’une forêt. Un pays couvert de forêts. La forêt des Ardennes. Mettre une forêt en coupe.

  2. Forêts vierges, Vastes forêts qui n’ont jamais été exploitées et aménagées.

  3. Eaux et forêts. Voyez

  4. EAU. On dit en termes d’Administration La direction générale des forêts. Conservateur, inspecteur des forêts, des bois et forêts. Etc.

  5. Fig., Les arbres empêchent de voir la forêt, En s’attachant trop aux détails, on perd la vue de l’ensemble.

  6. Fig. et fam., Vous êtes tombé dans une vraie forêt de Bondy, Vous êtes entouré de malhonnêtes gens.

  7. Par extension, Une forêt de mâts, une forêt de lances, etc., se disent en parlant d’un Grand nombre de vaisseaux réunis, d’une troupe nombreuse de soldats armés de lances, etc. On dit aussi par exagération Une forêt de cheveux.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • forêts — pluriel — /fɔʁɛ/ ou /foʁɛ/
  • forêt — singulier — /fɔʁɛ/ ou /foʁɛ/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée forêt#27986.

Foret

nom, féminin

Grammaire et formes (1)
  • Foret — singulier

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée Foret#117869.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.