fondation
nom, féminin, /fɔ̃dasjɔ̃/
Usage : d'usage courant (8.69 occurrences par million — Lexique 3.83).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (6 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action d'asseoir les fondements d'un bâtiment. Commencer la fondation d'un bâtiment.
Par abus. Les fondements mêmes ; en ce sens, il se dit souvent au pluriel. Les fondations ne sont pas bonnes. La fondation n'est pas achevée. Ce bâtiment a trois mètres de fondation. Il se dit aussi du fossé, de la tranchée que l'on fait pour y placer les fondements. Creuser la fondation. La fouille des fondations.
Fig. Action de créer quelque établissement. La fondation d'une colonie. La fondation d'un hôpital. La fondation d'une société savante. Il se dit, surtout au pluriel, de l'établissement même.
Je place, avec Caton, la fondation de Rome à la fin de la première année de la VIIe olympiade, qui est l'an du monde 3253 et avant Jésus-Christ 751 — Rollin (1661-1741)
Depuis la fondation de la monarchie, cette guerre est la seule dans laquelle la France ait été simplement auxiliaire — Voltaire (1694-1778)
Fonds légué pour une œuvre pieuse, ou charitable, ou louable d'une façon quelconque. Se dit très souvent des prix d'académie.
Parcourrai-je les fondations qu'elle a faites en divers lieux ? — Fléchier (1632-1710)
Il resta donc encore à la piété de la troisième race assez de fondations à faire et de terres à donner — Montesquieu (1689-1755)
Étymologie : Provenç. fundacio, fondation ; espagn. fundaction ; ital. fondazione ; du lat. fundationem, de fundare.
Historique : XIVe s. Comme toutes leurs chevances et fondations [revenu] soient sur les revenues de leurs vignes et autres labourages XVe s. Je le vous dirai pour mieux venir à la fondation de ma matiere XVIe s. Offrandes et fondations
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Travail que l’on fait pour asseoir les fondements d’un édifice, d’une construction. On l’emploie surtout au pluriel. Commencer les fondations d’un bâtiment. Les fondations ne sont pas encore achevées.
Il se dit aussi des Fondements eux-mêmes. Pour faire une bonne fondation dans un terrain marécageux, il faut asseoir les fondements sur des pilotis. On travaille encore aux fondations. Ce bâtiment a quatre mètres de fondation.
Il se dit également du Fossé, de la tranchée que l’on fait pour y placer les fondements. Creuser les fondations.
Par extension, Fondation d’une ville, Action de bâtir le premier une ville et de la peupler. Par analogie, Fondation d’une colonie, d’un empire, d’un ordre religieux, d’une société.
Il se dit par analogie en parlant d’un Fonds légué pour des oeuvres de piété ou pour quelque autre usage louable. Fondation pieuse. Il a laissé une somme pour la fondation d’un hôpital, d’une messe à perpétuité. La fondation d’un prix dans une académie.
Fig., Cela est de fondation, Cela est un usage traditionnel, une règle traditionnelle.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- fondations — pluriel — /fɔ̃dasjɔ̃/
- fondation — singulier — /fɔ̃dasjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée fondation#27814.