foin
interjection
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 2
locut. interj.
Locution familière dont on se sert pour exprimer la répulsion.
Foin du loup et de sa race ! — La Fontaine (1621-1695)
J'étais en train de rire ; Foin de la messagère et de son compliment ! — La Fontaine (1621-1695)
Étymologie : Jaubert, Gloss. du Berry, le tire de fouin, putois en Berry : Il pue comme un fouin ; oh ! le petit fouin, en parlant d'une personne qui sent mauvais ; de là fouin ! mal écrit foin. On peut anssi penser à l'exclamation latine phu qui exprime le dégoût.
Historique : XVIe s. Foin de la beste et de celui qui me l'a vendu
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (1)
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée foin#137125.
foin
nom, masculin, /fwɛ̃/
Définitions
Herbe des prairies fauchée et séchée, destinée à nourrir le bétail.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Familièrement, faire du foin : provoquer du bruit, une agitation ou un scandale.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (10 sens)
Littré (1873) — entrée 1
s. m.
Herbe des prairies fauchée et séchée au soleil pour la nourriture des bestiaux. Une botte de foin. Il est bête à manger du foin, il est très bête. Maladie de foin ou asthme de foin, dit aussi catarrhe d'été, affection saisonnière qui se montre à l'époque de la fenaison et qui est une espèce de catarrhe fébrile commençant par les yeux, se propageant aux fosses nasales et gagnant la gorge et les bronches. Fig. et familièrement. Mettre du foin dans ses bottes, amasser de l'argent. Avoir du foin dans ses bottes, avoir des ressources, de la fortune. Fig. C'est chercher une aiguille dans une botte de foin, se dit d'une chose qu'on cherche parmi beaucoup d'autres et qui est très difficile à trouver. Il a du foin aux cornes, se dit d'un homme fâcheux et puissant auquel il est dangereux d'avoir affaire. Locution tirée de ce qu'on mettait du foin aux cornes des taureaux méchants, afin qu'on les reconnût et qu'on s'en pût donner de garde. On a dit ronger son foin, au lieu de ronger son frein.
Vous [Nabuchodonosor] mangerez du foin comme un bœuf, vous serez trempé de la rosée du ciel — Lemaistre de Sacy (1613-1684)
Mon Dieu, que, si j'ai du bon foin cette année, je serai heureux ! — Voltaire (1694-1778)
Herbe des prairies qui n'est pas encore fauchée. Une pièce de foin, En ce sens on se sert surtout du pluriel : faire ses foins ; les foins sont beaux cette année. Fig. Faire ses foins, faire de gros profits.
Foin d'artichaut, amas de barbes qui garnissent le fond d'un artichaut. Masses des tubes qui garnissent en dessous les bolets, et qu'on enlève pour manger ces champignons.
Foin-grec, traduction de fenugrec employée parfois au lieu de cette dernière expression.
Foin de mer, espèce de zoophyte à corail.
Terme de pêche. Duvet blanc ou brun qu'on trouve sous l'enveloppe crustacée des écrevisses. Année de foin, année de rien, parce que les années pluvieuses, favorables aux prés, ne le sont pas à l'ensemble des récoltes.
Étymologie : Picard, fein ; provenç. fen, fe ; espagn. heno ; portug. feno ; ital. fieno ; du lat. foenum, que l'on rattache au latin feo, engendrer, sanscr. bhu, être.
Historique : XIIIe s. Le cheval [il] corut attachier à un arbre parmi le frain ; Ilec pest de l'erbe et dou fain XIVe s. Une ane esliroit plustost fein que or XVe s. C'est à entendre que ils [les serfs anglois] doivent.... par servage, les faings faner et mettre à l'hostel Et me fist on mon foing ronger Tout à par moi, à ceste enseigne Que je commençay à songer Que faisoys chasteaulx en Espaigne XVIe s. Ce n'est que du foin, les bestes s'y amusent
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Herbe fauchée et séchée qui sert principalement à la nourriture des chevaux et des bestiaux. Une botte de foin. Décharger du foin. Botteler du foin. Charretée de foin. Grenier à foin. Odeur du foin coupé.
Il se dit aussi de l’Herbe avant qu’elle soit fauchée. Une pièce de foin. Couper le foin. Dans ce sens on l’emploie plus ordinairement au pluriel. Les foins sont beaux. On coupe les foins. La saison des foins.
Fièvre des foins, Fièvre qui se produit chez certains malades à l’époque des foins. Rhume des foins, Sorte de rhume de cerveau qui se produit à la même époque.
Fig. et fam., Avoir du foin dans ses bottes. Voyez
BOTTE.
Fig., C’est chercher une aiguille dans une botte de foin. Voyez
AIGUILLE.
Fig. et fam., être bête à manger du foin, être aussi peu intelligent que les bestiaux.
Fig. et fam., Faire ses foins, Faire des profits.
Par analogie, Foin d’artichaut, Amas de barbes soyeuses qui garnit le fond d’un artichaut.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- foins — pluriel — /fwɛ̃/
- foin — singulier — /fwɛ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée foin#27741.