financier

financier

adjectif, /finɑ̃sje/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873) — entrée 2

adj.

  1. Qui a rapport aux finances. Système financier. Opérations financières. Désordres financiers. Division financière, circonscription établie pour la perception des impôts. Qui est propre aux gens de finances. Écriture financière, écriture en lettres rondes. Terme d'imprimerie. Lettre financière, sorte de caractère rond. Chiffres financiers, petits chiffres romains.

    Morgue financière — Bernard-Joseph Saurin (1706-1781)

  2. S. f. Terme de cuisine. On dit de même : Vol-au-vent à la financière, côtelettes à la financière, fricassée de poulet à la financière, etc. Cette locution est probablement née au 18e siècle, à l'époque où les financiers se signalèrent par le luxe de leur table.

    Financière : si vous mêlez des crêtes et rognons de coq avec des quenelles, des champignons, des truffes par tranches, des fonds d'artichauts par petits morceaux, des ris de veau ou des foies de volailles, le tout cuit à point et préparé comme les ragoûts mêlés, cela s'appelle une financière

Étymologie : Finance.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • financières — pluriel féminin — /finɑ̃sjɛʁə/
  • financiers — pluriel masculin — /finɑ̃sje/
  • financière — singulier féminin — /finɑ̃sjɛʁə/
  • financier — singulier masculin — /finɑ̃sje/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée financier#27357.

financier

nom, masculin, /finɑ̃sje/

Voir aussi : forme féminine financière

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (6 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. m.

  1. Celui qui fait des opérations de banque, de grandes affaires d'argent. Il se dit aussi de ceux qui manient les deniers de l'État.

    Insensiblement Babouc faisait grâce à l'avidité du financier, qui n'est pas au fond plus avide que les autres hommes, et qui est nécessaire — Voltaire (1694-1778)

    Il était aisé que la maltôte romaine tombât d'elle-même dans la monarchie des Francs ; c'était un art très compliqué et qui n'entrait ni dans les idées ni dans les plans de ces peuples simples ; si les Tartares inondaient aujourd'hui l'Europe, il faudrait bien des affaires pour leur faire entendre ce que c'est qu'un financier parmi nous — Montesquieu (1689-1755)

  2. Il s'est dit autrefois de ceux qui avaient la ferme ou la régie des droits du roi.

    Si le financier manque son coup, les courtisans disent de lui : c'est un bourgeois, un homme de rien, un malotru ; s'il réussit, ils lui demandent sa fille — La Bruyère (1645-1696)

    M. de la Popelinière n'était pas le plus riche des financiers, mais il en était le plus fastueux — Marmontel (1723-1799)

  3. Celui qui entend les affaires de finance.

    L'évêque de Paris Gondi, qui se croyait un grand financier, parce qu'il avait beaucoup d'argent et qu'il n'en dépensait guère — Voltaire (1694-1778)

  4. Familièrement. Homme opulent. C'est un financier, un gros financier. On dit aussi : Il est riche comme un financier.

    Le savetier alors en chantant s'éveillait ; Et le financier se plaignait Que les soins de la Providence N'eussent pas au marché fait vendre le dormir — La Fontaine (1621-1695)

  5. Terme de théâtre. Comédien qui joue les rôles de financier, ceux dans lesquels il faut de la rondeur et du laisser-aller, avec une certaine morgue.

Étymologie : Finance.

Historique : XVe s. Et dame qui est financhiere [qui fournit] De tous les biens de mon pourpris Les grands et generaux financiers à l'entrée de Charles VIII à Florence, en 1494 XVIe s. Pour estre advocat ou financier, il n'en faut pas mescognoistre la fourbe qu'il y a en telles vacations ; un honneste homme n'est pas comptable du vice ou sottise de son mestier

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Celui qui fait des affaires de finance, des opérations de banque. Un Laffitte, un baron Louis ont été de grands financiers.

  2. Il se disait, autrefois, de Ceux qui maniaient les deniers de l’état, qui avaient la ferme ou la régie des droits du roi. Un gros, un riche financier. Les exactions des financiers. Le Savetier et le Financier.

  3. En termes de Théâtre, Jouer les financiers, Jouer les rôles d’hommes de finance, de personnages cossus, bien établis dans la vie.

  4. Il s’emploie souvent comme adjectif et signifie Qui a rapport aux finances de l’état. Projet financier. Système financier. Législation financière. études financières.

  5. Il signifie aussi Qui a rapport aux gens de finance. Le monde financier.

  6. En termes de Cuisine, Poulet, vol-au-vent à la sauce financière ou, elliptiquement, à la financière, ou simplement Poulet, vol au vent financière, Poulet, vol-au-vent préparés avec une sauce garnie de crêtes et de rognons de coqs, de champignons, etc.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • financiers — pluriel — /finɑ̃sje/
  • financier — singulier — /finɑ̃sje/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée financier#27356.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.