filiation

filiation

nom, féminin, /filjasjɔ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Descendance de père en fils en ligne directe.

    Le bisaïeul paternel de M. Geoffroy avait été aussi premier échevin de Paris, et alors on ne choisissait que des bourgeois d'ancienne famille et d'une réputation bien nette, espèce de noblesse qui devrait bien valoir celle dont la preuve ne consiste que dans les filiations — Fontenelle (1657-1757)

    Sénantes, fort en généalogie, comme sont tous les sots qui ont de la mémoire, se mit à celle de Mme de Sénantes par un embrouillement de filiations qui ne finissait point — Antoine Hamilton (1646-1720)

  2. Se dit particulièrement du seul degré de génération des pères et mères aux enfants. La filiation légitime se prouve par l'acte de naissance.

  3. Par extension, union comme par filiation. Il y a filiation entre toutes ces associations partielles. Fig. Terme monastique. Dépendance d'un monastère à l'égard d'un autre, parce qu'il en tire son origine. Une abbaye de la filiation de Clairvaux. Il se dit aussi de l'adoption d'un corps, d'une compagnie par une autre.

    Il y a dans l'ordre des sciences une espèce de filiation affectueuse — L'ABBÉ HOUTEVILLE

    Les académies de Soissons et de Marseille étaient unies par filiation à l'Académie française

  4. Liaison entre des choses qui naissent les unes des autres. La filiation des mots. Terme de philosophie de l'histoire. L'enchaînement des événements qui fait que du précédent naît le suivant ; d'où se forme toute la trame de l'histoire.

    On voit chez les Grecs une belle filiation d'idées romanesques — Voltaire (1694-1778)

    Si je voulais, j'opposerais déclarations à déclarations, j'indiquerais la filiation de ces événements.... — Mirabeau (1749-1791)

Étymologie : Lat. filiationem, de filius, fils (voy. FILS). On trouve, dans Perceforest, t. II, f° 122, fillage au sens de filiation.

Historique : XVe s. Et, à ce propos, est encores escript ès ystoires des Grieux, du bon chevalier Themiscodes.... il fu tant pervers en sa juenece que son pere le priva de tout droit de filiacion

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Suite continue de générations, dans une même famille; ligne directe qui descend des aïeux aux enfants, ou qui remonte des enfants aux aïeux. La filiation de cette famille est bien établie depuis trois siècles.

  2. Il se dit, particulièrement, du Degré de génération des père et mère aux enfants. La filiation légitime se prouve par acte authentique et, à défaut d’acte, par la possession d’état.

  3. Il s’est dit figurément en parlant d’une église, d’une abbaye qui devait son origine à une autre. Cette abbaye était de la filiation de Clairvaux.

  4. Il se dit encore, figurément, en parlant des Choses qui naissent les unes des autres, qui se rattachent les unes aux autres. La filiation des idées. La filiation des mots.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • filiations — pluriel — /filjasjɔ̃/
  • filiation — singulier — /filjasjɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée filiation#27302.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.