fêté · fête

fêté

adjectif

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873)

part. passé.

  1. Chômé. Une fête fêtée.

  2. Bien reçu, accueilli avec empressement. Il se dit aussi des choses.

    Est toujours bien fêté celui chez qui l'on mange — Houdar de La Motte (1672-1731)

    Celui-ci furieux de me voir fêté dans mon infortune, et lui délaissé, tout ambassadeur qu'il était — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • fêtées — pluriel féminin
  • fêtés — pluriel masculin
  • fêtée — singulier féminin
  • fêté — singulier masculin

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée fêté#102549.

fête

nom, féminin, /fɛtə/

Définitions

  1. Jour ou période consacrée à des réjouissances ou à une célébration.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  2. Célébration religieuse en l'honneur d'un événement ou d'un saint.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  3. Jour correspondant, dans le calendrier, au prénom d'une personne.

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  4. Réjouissance organisée entre proches ou en société.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (7 sens) — Académie 1935 (18 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Jour consacré à des actes de religion ; cérémonies par lesquelles on célèbre ce jour. Chez les anciens païens, la fête de la Jeunesse, la fête des Marchands, la fête des Esclaves, etc. le jour où l'on faisait des cérémonies religieuses à l'intention de la jeunesse, des marchands, des esclaves, etc.

    Les trois grandes fêtes de l'année, savoir celle des Azymes, celle des Semaines et celle des Tabernacles — Lemaistre de Sacy (1613-1684)

    Sion, repaire affreux de reptiles impurs, Voit de son temple saint les pierres dispersées, Et du Dieu d'lsraël les fêtes sont cessées — Jean Racine (1639-1699)

  2. Dans la religion catholique, célébration du service divin en commémoration de quelque mystère ou en l'honneur de quelque saint. Une grande fête. Une petite fête. Les dimanches et fêtes. Fêtes mobiles. Fêtes annuelles. Garder les jours de fête. Il est fête. Jour de fête, jour férié. Par extension. La fête des Morts, le 2 novembre, jour que l'Église consacre à la commémoration des morts. Fête double, celle où l'on double les antiennes. Fête-Dieu ou Fête du saint sacrement, la fête que l'on célèbre en l'honneur du saint sacrement (on met une majuscule à Fête). Fêtes fêtées, ou, plus souvent, fêtes chômées, celles où le travail est défendu et qui sont d'obligation, à la différence de celles qui se célèbrent seulement dans l'église et en quelques lieux particuliers, ou par quelques communautés. Familièrement. Fêtes carillonnées, les plus grandes fêtes. Populairement. Cela ne m'arrive qu'aux fêtes carillonnées, c'est-à-dire rarement. Fête de palais, les jours où les tribunaux sont fermés, quoiqu'il ne soit point fête chômée. Fig. Deviner les fêtes quand elles sont venues, dire des choses que tout le monde sait. Souhaiter les bonnes fêtes, se disait par compliment à l'approche des grandes fêtes de l'Église. Fête des Fous, fête des ânes, fêtes burlesques qui se célébraient durant le moyen âge.

    À chaque grande fête augmente et renouvelle Et le bon exercice et ta prière aux saints, Et tiens, en l'attendant, ton âme entre tes mains, Comme prête à passer à la fête éternelle — Pierre Corneille (1606-1684)

    Toutes ces pieuses observances avaient dans la reine l'effet bienheureux que l'Église même demande : elle se renouvelait dans toutes les fêtes — Bossuet (1627-1704)

  3. Fête d'une personne, le jour de la fête du saint dont cette personne porte le nom comme nom de baptême. Je vous souhaite une bonne fête, formule de compliment pour souhaiter une fête. Payer sa fête, faire un festin à ses amis le jour de sa fête. La fête d'une compagnie, d'un corps de métier, le jour de la fête du saint, patron de cette compagnie, de ce corps de métier. Fête patronale, ou fête d'un lieu, d'un village, le jour de la fête du saint sous l'invocation duquel est placé ce lieu, ce village.

  4. Commémoration d'un anniversaire. Fête de naissance.

  5. Réjouissances publiques faites à des époques mémorables, à l'occasion de quelque événement, et aussi réjouissances données par un roi, un prince, un grand seigneur. Les fêtes données à l'occasion de la paix. Fig.

    Quoique j'aie été voir depuis peu l'Escurial et l'Aranjuez, et que je me sois trouvé à des fêtes de taureaux — Voiture (1597-1648)

    Balthasar fait une fête solennelle — Bossuet (1627-1704)

  6. Réjouissances qui se font dans des assemblées de famille ou d'amis. Par extension. Par antiphrase. Les garçons de la fête, se dit, parmi le peuple, des jeunes garçons, parents ou amis des mariés, qui se parent pour faire les honneurs de la fête. Triste comme un lendemain de fête, très triste ; locution tirée du vide qui suit le fracas et l'éclat d'une fête. Fig. Se donner une fête, se divertir aux dépens de quelqu'un. Fig. et familièrement. Telle fête, pareille fête, se dit de circonstances qui ne sont pas habituelles en bien ou en mal. Faire fête, célébrer une fête. Faire fête à quelqu'un, lui faire un accueil empressé, le bien traiter. Par antiphrase. Faire fête à quelque chose, témoigner un grand désir de l'avoir ou beaucoup de plaisir à en jouir. Faire fête d'une chose à quelqu'un, la lui faire espérer. Faire fête de quelqu'un, l'annoncer comme homme capable de payer son écot par son esprit. Se faire une fête de quelque chose, s'en promettre beaucoup de plaisir. Se faire de fête, faire comme si on était d'une fête, s'entremettre de quelque affaire sans y avoir été appelé. Se faire de fête, se dit aussi pour se faire honneur. Troubler la fête, troubler la joie, les plaisirs d'une réunion publique ou particulière. Un trouble-fête, voy. TROUBLE-FÊTE. Il est à la fête, se dit de celui qui fait ou voit faire quelque chose qui lui est agréable.

    Elle qui ne m'a vu qu'en mes habits de fête — Mathurin Régnier (1573-1613)

    M. Martel vous donna une fête dans son vaisseau — Mme de Sévigné (1626-1696)

  7. Divertissement de danse et de chant que l'on introduit dans un opéra ou un drame.

Étymologie : Bourguign. féte ; wall. fièse ; provenç. festa ; espagn. fiesta ; portug. et ital. festa ; du lat. festum, fête. On rapproche festum de fesiae, forme primitive de feriae, féries.

Historique : XIe s. Dedens la feste Saint Michiel et la Saint Martin À Saint Michel [il] tiendra mout haute feste XIIIe s. Et furent receu à [avec] moult grant joie et à moult grant feste À Paris [ils] ont huit jours la feste maintenue Et vinrent à Londres et trouverent le roi Henri qui à mervelles fist grant fieste de la damoisielle Que se nus ne nulle ouvre à jour de feste gardée ou celebrée, qu'il soit encheuz envers le roi en l'amende de cinq sols par.... De sa queue se vet jouant, Et entor soi feste fesant Savez comment je me demain [me comporte] : L'esperance de lendemain, Ce sont mes festes Et aus r…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Jour consacré particulièrement à des actes de religion; ou Cérémonies religieuses par lesquelles on célèbre ce jour. Fête solennelle. Célébrer une fête. Les fêtes religieuses de l’antiquité. Les païens célébraient la plupart de leurs fêtes par des sacrifices et des jeux.

  2. Il se dit, dans la Religion catholique, de la Célébration du service divin en commémoration de quelque mystère, ou en l’honneur de quelque saint. Les fêtes reconnues par l’église. Les fêtes de Pâques, de Noël. Les dimanches et fêtes. Les quatre grandes fêtes de l’année. Fête de saint Pierre. Fête de sainte Geneviève. Fête annuelle, simple, double, semi-double. C’est aujourd’hui fête. Sanctifier les jours de fête. Célébrer la fête d’un saint.

  3. La Fête-Dieu, ou La Fête du Saint Sacrement, La fête que l’on célèbre en l’honneur du Saint Sacrement. Le jour de la Fête-Dieu.

  4. La fête des morts, Le jour que l’église consacre à la commémoration des morts.

  5. Fam., Fête carillonnée. Voyez

  6. CARILLONNER.

  7. Fête mobile. Voyez

  8. MOBILE.

  9. La fête d’une personne. Le jour de la fête du saint dont cette personne porte le nom. C’est demain votre fête. Souhaiter une bonne fête à quelqu’un. Souhaiter à quelqu’un sa fête.

  10. La fête patronale, la fête d’un lieu, d’un village, Le jour de la fête du saint sous l’invocation duquel est l’église principale du lieu. Par extension, La fête nationale se célèbre le 14 juillet et la fête de l’Armistice le 11 novembre.

  11. Il se dit aussi des Réjouissances publiques qui se font en certaines occasions extraordinaires; et, dans ce sens, on l’emploie souvent au pluriel. Les fêtes du mariage de ce prince, Celles qui eurent lieu à l’occasion de son mariage. Les fêtes données à l’occasion de la paix. On lui fit, on lui donna de très belles fêtes, à son passage dans telle ville. La fête en l’honneur du passage du chef de l’état fut très brillante. Les fêtes ont duré trois jours. Une fête de village. Il vint beaucoup de monde à la fête. Un feu d’artifice termina la fête.

  12. Il se dit également des Réjouissances qui se font dans des assemblées particulières. Fête de famille. C’est un homme que l’on se dispute, il n’y a pas de fête sans lui. Vous serez tous de la fête. être de fête.

  13. Fig. et fam., Il ne se vit jamais à telle fête, à pareille fête, Il ne pouvait s’attendre à ce qui lui est arrivé d’heureux.

  14. Prov., Ce n’est pas tous les jours fête, On n’a pas tous les jours du bonheur.

  15. Troubler la fête, Troubler la joie, les plaisirs d’une réunion. Aucun incident n’a troublé la fête. Trouble-fête. Voyez ce mot à son ordre alphabétique.

  16. Fam., Se faire une fête de quelque chose, S’en promettre beaucoup d’amusement, de plaisir, de joie. Il se faisait une fête de vous recevoir chez lui. Il se fait une fête de ce voyage.

  17. Faire fête à quelqu’un, Lui faire un accueil empressé.

  18. Par extension et familièrement, Faire la fête, Mener une vie de plaisir et de désordre.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • fêtes — pluriel — /fɛtə/
  • fête — singulier — /fɛtə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée fête#28847.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.