feston
nom, masculin, /fɛstɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. m.
Mélange de fleurs, de feuilles et de petites branches liées en cordon qu'on emploie dans les fêtes et les occasions de galanterie pour parer des appartements, des temples, des façades. Par extension.
Il fit joncher les chemins de fleurs et de festons — Vaugelas (1585-1650)
De festons odieux ma fille couronnée — Jean Racine (1639-1699)
Terme d'architecture. Ornement en forme de festons. Fig. et populairement. Faire ou décrire ou dessiner des festons, aller en zigzag. Un ivrogne qui fait des festons.
Ce ne sont que festons, ce ne sont qu'astragales — Boileau (1636-1711)
Il se dit de découpures en forme de festons. Découper en festons les bords d'une collerette. Ruban à festons.
Ses doigts [d'un oiseau] sont à demi palmés, largement frangés des deux côtés d'une membrane découpée en festons — Buffon (1707-1788)
Feston ou point de feston, point de broderie qui se fait ainsi : on met le fil sous le pouce gauche, on prend un peu de l'étoffe par-dessus ce fil qui est sous le doigt et on tire, puis on recommence ; le point se trouve comme noué en faisant un léger rebord. Broderie que compose ce point. Un col au feston. Feston de rose, espèce de feston dont le point, au lieu de représenter le contour d'une dent, fait la dent pleine.
Terme de tapissier. La partie de draperie retroussée en petits flots croisés, que l'on met par le haut d'une tenture, d'une croisée, pour cacher la tête des rideaux.
Étymologie : Ital. festone. L'étymologie paraît être le latin festum, fête, à cause de l'emploi des festons dans les fêtes. Cependant Grandgagnage, citant le wallon fêsî, entrelacer de l'osier, tire feston du germanique : Aix-la-Chapelle, fitz, baguette, verge.
Historique : XVIe s. Les armoiries estoient entournoyées d'ung joyeux feston de myrtes, lauriers et orangiers La caressant [la divinité] par l'odeur des encens et sons de la musique, festons et bouquets
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Guirlande ou faisceau de petites branches d’arbre, garnies de leurs feuilles et entremêlées de fleurs, de fruits, etc., qui sert ordinairement de décoration, et que l’on suspend alors par les extrémités, de manière que le milieu retombe. Le portail de cette église était orné de festons le jour de telle fête. Les rues étaient décorées de festons.
Il se dit par analogie des Décorations en forme de festons dont les architectes, les sculpteurs, les peintres ornent leurs ouvrages. Une corniche ornée de festons, de festons de fleurs.
Il se dit également de Découpures en forme de festons. Découper en festons les bords d’une collerette. Ruban à festons.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- festons — pluriel — /fɛstɔ̃/
- feston — singulier — /fɛstɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée feston#27118.