fessé
adjectif
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
part. passé.
Qui a reçu des coups sur les fesses.
Candide fut fessé en cadence pendant qu'on chantait — Voltaire (1694-1778)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée FESSÉ, ÉE.
fesse
nom, féminin, /fɛsə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Chacune des deux parties charnues du derrière de l'homme et du singe. Donner sur les fesses, donner le fouet. Fig. et populairement. Il n'y va que d'une fesse, il y va mollement. Avoir chaud aux fesses, avoir une chaude alarme. Il en a eu dans les fesses, il a fait quelque grosse perte. Il s'en bat les fesses, il s'en moque. Terme d'hippiatrique. Fesse lavée, se dit d'une certaine décoloration de la robe du cheval.
Mais, ne se fiant pas tout à fait à la prière, il [le père Canaye] s'éloignait insensiblement du maréchal [qui tenait un couteau levé sur lui] par un mouvement de fesse imperceptible — Saint-Évremond (1614-1703)
Les fesses, qui sont les parties les plus inférieures du tronc, n'appartiennent qu'à l'espèce humaine ; aucun des animaux quadrupèdes n'a de fesses, ce que l'on prend pour cette partie sont leurs cuisses — Buffon (1707-1788)
Il s'est dit pour tournure, objet de toilette.
Ne me dis-tu pas l'autre jour que madame t'avait querellée, parce que, dans le retroussis de son manteau, on avait oublié de mettre une de ses fesses ? — Dancourt (1661-1725)
Terme de marine. Partie de la poupe du navire sur laquelle il s'assied, comme par l'avant il s'appuie sur ses épaules. Sur quoi Legoarant remarque : Ce mot ne peut s'employer que dans des cas très particuliers ; ainsi on dirait : Nous avons reçu un boulet dans la fesse, pour exprimer qu'il est entré dans une partie située à l'arrière, comme le sont les bossoirs vers l'avant.
Étymologie : Lat. fissus, fendu, de findere, fendre. Le mot plus ancien était naches ou nages, du bas-latin naticae, qui vient du latin nates, fesse. Modus distingue les nages, masses charnues, des fesses qui paraissent être la fente entre les deux nages.
Historique : XIVe s. Le cerf doit avoir les nages [fesses] grosses et bien rebrassées [retroussées], les costez hauls et plains, les fesses blanches, la queue courte C'est uns chevaux qui chascun blesse ; Guillemin mordi en la fesse ; Et s'a Garnier en bras si mors, Qu'à po qu'il n'en a esté mors
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Chacune des deux parties charnues qui forment le derrière de l’homme et de quelques animaux quadrupèdes.
Fig. et pop., N’y aller que d’une fesse, Agir mollement dans quelque affaire, n’agir qu’à moitié. Il n’y va que d’une fesse.
En termes de Marine, Les fesses d’un bâtiment, Les parties de l’arrière d’un bâtiment d’un voilier qui s’arrondissent, s’élevant au- dessus de la flottaison.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- fesses — pluriel — /fɛsə/
- fesse — singulier — /fɛsə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée fesse#27108.