ferment
nom, masculin, /fɛʁmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Substance qui a la propriété, sous certaines influences, de développer, dans les matières organiques, avec lesquelles on la met en contact, une action moléculaire d'où résultent différents produits tels que de l'alcool, de l'acide acétique, etc. La levûre de bière est un ferment.
Fig. Ce qui excite ou entretient.
Quel ferment de patriotisme dans tous les cœurs ! — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Les vertus qui n'attendaient pour éclore que le ferment de l'adversité — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Fragment d'hostie consacrée que les évêques envoyaient aux prêtres de leur diocèse.
Étymologie : Provenç. ferment ; espagn. et ital. fermento ; du latin fermentum, de fervere, être chaud (voy. FERVEUR).
Historique : XVIe s. Quelque reliquat et portion du ferment de ce virus
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Ensemble d’êtres microscopiques vivant et se développant aux dépens de certaines matières organiques dont ils provoquent la destruction moléculaire. Ces ferments, qui, en général, absorbent l’oxygène du milieu où ils vivent, sont dits Ferments figurés (bactéries, champignons). Les produits de sécrétion des ferments figurés sont eux-mêmes susceptibles de provoquer la fermentation, mais, contrairement aux ferments figurés, ce sont des substances chimiques (diastase, zymase, etc.).
Il se dit au figuré de Ce qui fait naître ou entretient des sentiments de haine, de révolte. Ferment de discorde. Ferment de sédition.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- ferments — pluriel — /fɛʁmɑ̃/
- ferment — singulier — /fɛʁmɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée ferment#27058.