feinté
adjectif
Grammaire et formes (4)
- feintées — pluriel féminin
- feintés — pluriel masculin
- feintée — singulier féminin
- feinté — singulier masculin
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée feinté#111794.
adjectif
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée feinté#111794.
nom, féminin, /fɛ̃tə/
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (6 sens) — Académie 1935 (2 sens)
s. f.
Un des noms vulgaires de la clupea finta, qui ressemble à l'alose.
Étymologie : Ainsi dit parce que c'est une alose feinte, un poisson ressemblant à l'alose.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
s. f.
Action de feindre, de cacher sous une fausse apparence. Avoir une feinte, feindre quelque chose. Terme de rhétorique. Figure qui consiste à feindre de passer sous silence une chose qu'on ne laisse pas d'exprimer. On dit plus souvent prétérition, prétermission, paralepse.
Agissez avec feinte, Sire, et ne lui montrez que respect et que crainte — Pierre Corneille (1606-1684)
Mais de ton faux amour les feintes concertées, Les noires trahisons, les ai-je méritées ? — Thomas Corneille (1625-1709)
Par extension, art du poëte, invention.
La feinte est un pays plein de terres désertes, Tous les jours nos auteurs y font des découvertes — La Fontaine (1621-1695)
Le conte fait passer le précepte avec lui ; En ces sortes de feinte il faut instruire et plaire — La Fontaine (1621-1695)
Terme d'escrime. Jeu couvert et trompeur, par lequel on frappe l'ennemi dans un endroit différent de celui où on le menace. Se dit aussi au jeu.
Zadig fait une feinte, passe sur Otane, le fait tomber — Voltaire (1694-1778)
Terme d'imprimerie. Défaut de touche dans une feuille, quand une partie de la forme n'a pas reçu assez d'encre.
Terme de musique. Altération d'une note ou d'un intervalle par un dièse ou un bémol. Il se disait très souvent autrefois pour désigner le dièse et le bémol accidentel.
Terme de vétérinaire. Légère claudication dans la marche d'un cheval.
Étymologie : Feint ; bourguig. fointe ; provenç. fenha, fencha ; anc. espagn. et ital. finta.
Historique : XVIe s. Croyez de vray, que ma presente plainte N'est composée en courroux, ny en fainte ; Faindre n'est point le naturel de moy Elle va feindre d'estre malade et continuer si bien cette feinte, que.... Et aurons de quoy respondre aux aultres ou en feinte ou en verité
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
n. f.
Action de feindre. Toute sa dévotion n’est que feinte. Parlez sans feinte.
En termes d’Escrime, il se dit lorsqu’on fait semblant de vouloir diriger le coup vers un endroit du corps. Faire une feinte.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée feinte#26984.
Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.