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fée

Sur cette page : fée · féé

fée

nom, féminin · /fe/

Usage : fréquent (13 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Être imaginaire féminin doué de pouvoirs magiques dans les contes et légendes

    La fée toucha la citrouille de sa baguette magique.

    « De peur, comme l'on dit, de courroucer les fées »Mathurin Régnier (1573-1613)

    « Nous arrivâmes au logis où nous trouvâmes une table qui semblait avoir été servie par les fées »Voiture (1597-1648)

  2. Littéraire. Femme dont la grâce, le charme ou le talent exerce une fascination, souvent utilisée dans un registre poétique ou métaphorique pour évoquer une séduction envoûtante.

    Cette danseuse est une vraie fée quand elle entre en scène.

    Synonyme : enchanteresse.

    « Les fées ont soufflé sur toute la campagne [de guerre] du marquis ; il a plu à tout le monde, et par sa bonne contenance dans le péril, et par sa conduite gaie et sage »Mme de Sévigné (1626-1696)

    « La femme de Montchevreuil était une grande créature à qui il ne manquait que la baguette pour être une parfaite fée »Saint-Simon (1675-1755)

Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Expressions : avoir des doigts de fée · conte de fées · la fée du logis · la fée électricité

Grammaire et formes (2)
  • fées : pluriel · /fe/
  • fée : singulier · /fe/

Témoignages historiques

Littré (1873) · 2 sens

s. f.

  1. Être fantastique à qui l'on attribuait un pouvoir surnaturel, le don de divination et une très grande influence sur la destinée, et que l'on se figurait avec une baguette, signe de puissance. Conte de fée, sorte de conte où les fées jouent un rôle. Les contes de Perrault sont souvent appelés contes de fée. Fig. On emploie métaphoriquement le mot fée pour désigner quelque chose où les fées semblent avoir mis la main. C'est une fée, se dit d'une femme qui charme par ses grâces et sa dextérité. Ouvrage de fée, ouvrage délicat, fait avec une grande perfection. Travailler comme une fée, se dit d'une femme qui travaille avec une adresse admirable. Une grande fée, une femme de taille mal gracieuse. Une vieille fée, une vieille femme revêche, peu aimable. Courroucer les fées, réveiller le chat qui dort. Par extension, on le dit des muses.

    On a banni les démons et les fées ; Sous la raison les grâces étouffées Livrent nos cœurs à l'insipiditéVoltaire (1694-1778)

    Toute la noblesse vivait alors dans ses châteaux, les soirs d'hiver sont longs, on serait mort d'ennui sans ces nobles amusements ; il n'y avait guère de château où il ne revînt une fée à certains jours marqués, comme la fée Merlusine au château de LusignanVoltaire (1694-1778)

  2. Pris adjectivement pour signifier enchanté. Bayard, cheval de Renaud, était un cheval fée.

    Mais ce sont des escaliers fées Qui sous eux s'embrouillent toujoursVictor Hugo (1802-1885)

Étymologie : Génev. fâye ; Berry, fade, fadette ; provenç. fada ; espagn. hada ; portug. fada ; ital. fata ; du latin fata qui se trouve pour parque, et qui est dérivé de fatum, destin (voy. FATAL). En normand, on dit aussi au masculin fé : le fé amoureux, héros d'une légende populaire.

Historique : XIIIe s. El fu si cointe et si tifée, El resembloit deesse ou fée XVe s. Et quand elles veulent bien acertes, elles parlent à fées et sont en leur compagnie Une espée emmanchée de fer, garnie en fason de clef, nommée l'espée de Lancelot du Lac, et dit-on qu'elle est fée

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Académie française, 8e édition (1935) · 3 sens

n. f.

  1. être imaginaire à qui la tradition populaire ou l’imagination des conteurs attribue une puissance surnaturelle. La fée Alcine. La fée Urgande. Baguette de fée.

  2. Contes de fées, Contes où les fées jouent un rôle. Les enfants aiment les contes de fées.

  3. Fig. et fam., C’est une fée, se dit d’une Femme qui charme par ses grâces, par son esprit, par ses talents. On dit aussi C’est un ouvrage de fées, en parlant de Certains ouvrages délicats, faits avec beaucoup de perfection. On dit de même Travailler comme une fée. Avoir des doigts de fée.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée fée#28771.

Entrées anciennes, hors de la nomenclature actuelle

Attestées par un témoin historique, absentes de la nomenclature contemporaine (Morphalou). Mots disparus.

féé

adjectif

Témoignages historiques

Littré (1873) · 1 sens

part. passé.

  1. Produit par l'art magique. D'après le conte de Perrault, la clef de Barbe-bleue était féée.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0, entrée FÉÉ, ÉE.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.