féé
adjectif
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
part. passé.
Produit par l'art magique. D'après le conte de Perrault, la clef de Barbe-bleue était féée.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée FÉÉ, ÉE.
fée
nom, féminin, /fe/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Être fantastique à qui l'on attribuait un pouvoir surnaturel, le don de divination et une très grande influence sur la destinée, et que l'on se figurait avec une baguette, signe de puissance. Conte de fée, sorte de conte où les fées jouent un rôle. Les contes de Perrault sont souvent appelés contes de fée. Fig. On emploie métaphoriquement le mot fée pour désigner quelque chose où les fées semblent avoir mis la main. C'est une fée, se dit d'une femme qui charme par ses grâces et sa dextérité. Ouvrage de fée, ouvrage délicat, fait avec une grande perfection. Travailler comme une fée, se dit d'une femme qui travaille avec une adresse admirable. Une grande fée, une femme de taille mal gracieuse. Une vieille fée, une vieille femme revêche, peu aimable. Courroucer les fées, réveiller le chat qui dort. Par extension, on le dit des muses.
On a banni les démons et les fées ; Sous la raison les grâces étouffées Livrent nos cœurs à l'insipidité — Voltaire (1694-1778)
Toute la noblesse vivait alors dans ses châteaux, les soirs d'hiver sont longs, on serait mort d'ennui sans ces nobles amusements ; il n'y avait guère de château où il ne revînt une fée à certains jours marqués, comme la fée Merlusine au château de Lusignan — Voltaire (1694-1778)
Pris adjectivement pour signifier enchanté. Bayard, cheval de Renaud, était un cheval fée.
Mais ce sont des escaliers fées Qui sous eux s'embrouillent toujours — Victor Hugo (1802-1885)
Étymologie : Génev. fâye ; Berry, fade, fadette ; provenç. fada ; espagn. hada ; portug. fada ; ital. fata ; du latin fata qui se trouve pour parque, et qui est dérivé de fatum, destin (voy. FATAL). En normand, on dit aussi au masculin fé : le fé amoureux, héros d'une légende populaire.
Historique : XIIIe s. El fu si cointe et si tifée, El resembloit deesse ou fée XVe s. Et quand elles veulent bien acertes, elles parlent à fées et sont en leur compagnie Une espée emmanchée de fer, garnie en fason de clef, nommée l'espée de Lancelot du Lac, et dit-on qu'elle est fée
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
être imaginaire à qui la tradition populaire ou l’imagination des conteurs attribue une puissance surnaturelle. La fée Alcine. La fée Urgande. Baguette de fée.
Contes de fées, Contes où les fées jouent un rôle. Les enfants aiment les contes de fées.
Fig. et fam., C’est une fée, se dit d’une Femme qui charme par ses grâces, par son esprit, par ses talents. On dit aussi C’est un ouvrage de fées, en parlant de Certains ouvrages délicats, faits avec beaucoup de perfection. On dit de même Travailler comme une fée. Avoir des doigts de fée.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- fées — pluriel — /fe/
- fée — singulier — /fe/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée fée#28771.