féal
adjectif, /fɛal/ ou /feal/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)
Littré (1873)
adj.
Vieux mot qui était usité dans les lettres royales. Fidèle. À nos amés et féaux conseillers, etc.
Roland, Duguesclin, Bayard, étaient de féaux chevaliers — Chateaubriand (1768-1848)
Familièrement. C'est mon féal, son féal, mon ami dévoué, son compagnon fidèle.
C'est là, mon féal, que vous lui jurerez foi et loyauté — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Étymologie : Feal ou feel, ancienne forme du mot qui est aujourd'hui fidèle.
Historique : XIIIe s. Se croire volez mon conseil, Que je vous doing bon et feal, Blanchandin Diex hom [Jésus-Christ Dieu et homme], Par qui tuit li fael auront redemption XVe s. ....Mais que il [Édouard III] prit bon conseil et sage entour lui et feal XVIe s. Plaisante fantaisie ! plusieurs choses que je ne vouldrois dire à personne, je les dis au peuple ; et sur mes plus secretes sciences ou pensées, renvoye à une boutique de libraire mes amis les plus feaux
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- féales — pluriel féminin — /fealə/ ou /fɛalə/
- féaux — pluriel masculin — /feo/ ou /fɛo/
- féale — singulier féminin — /fealə/ ou /fɛalə/
- féal — singulier masculin — /feal/ ou /fɛal/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée féal#28736.