fauteur

fauteur

nom, masculin, /fotœʁ/

Voir aussi : forme féminine fautrice

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m. et f.

  1. Celui, celle qui favorise, protége.

    Sans biens, sans emploi, sans fauteur — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

    On cherche un fauteur de ses goûts, un compagnon de ses plaisirs et de ses peines — Vauvenargues (1715-1747)

  2. Il se dit le plus souvent avec des mots qui le font prendre en mauvaise part.

    Vous êtes hérétique Ou pour le moins fauteur — Mathurin Régnier (1573-1613)

    Le figurer comme un Dieu fauteur de vos désordres — Bourdaloue (1632-1704)

Étymologie : Provenç. et espagn. fautor ; ital. fautore ; du latin fautorem, de favere, favoriser (voy. FAVEUR).

Historique : XIVe s. Il avoit touzjours esté fauteurs de basses lignées XVe s. Les bouchers, escorcheurs et les gens de vil estat qui à ce temps furent chiers tenuz par le duc de Bourgoigne et ses fausteurs, Geste des nobles

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n.

  1. Celui, celle qui favorise, qui appuie un parti, une opinion. Il ne se dit guère qu’en mauvaise part. Il fut condamné pour avoir été le fauteur de la rébellion. Fautrice de désordre. Les fauteurs d’un crime.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • fauteurs — pluriel — /fotœʁ/
  • fauteur — singulier — /fotœʁ/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée fauteur#26934.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.