fatalité
nom, féminin, /fatalite/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Enchaînement des choses fatales, de ce qui est réglé par le destin.
Mais il [un songe] passe dans Rome avec autorité Pour fidèle miroir de la fatalité — Pierre Corneille (1606-1684)
Mais comme il est, seigneur, de la fatalité Que l'aigreur soit mêlée à la félicité — Pierre Corneille (1606-1684)
Dans la philosophie moderne, la nécessité qui résulte de la nature des choses.
Avec le monde a commencé une guerre qui doit finir avec le monde, et pas avant : celle de l'homme contre la nature, de l'esprit contre la matière, de la liberté contre la fatalité — Michelet (1798-1874)
Circonstances malheureuses.
Que la fatalité des plus pressants malheurs Ne m'aurait pu réduire à suivre des voleurs — Pierre Corneille (1606-1684)
Je n'ai imputé la mort du vertueux Calas et la condamnation de la famille entière des Sirven qu'aux cris d'une populace fanatique, à la rage qu'eut le capitoul David de signaler son faux zèle, à la fatalité des circonstances — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Lat. fatalitatem, de fatalis, fatal.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Destinée inévitable. Croire à la fatalité. être soumis à la fatalité.
Il se dit aussi de la Nécessité qui résulte de la nature des choses. Les fatalités de la guerre.
Il se dit le plus souvent en parlant d’événements fâcheux amenés par un concours de circonstances qui ne peuvent être évitées. Il y a de la fatalité dans cet événement. Je ne sais quelle fatalité me poursuit. Une étrange fatalité.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- fatalités — pluriel — /fatalite/
- fatalité — singulier — /fatalite/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée fatalité#26869.