farce
adjectif
Grammaire et formes (1)
- farce — forme de base
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée farce#136349.
adjectif
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée farce#136349.
nom, féminin, /faʁsə/
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) · 1873 (4 sens) — Académie 1935 (1 sens)
s. f.
Terme de cuisine. Viandes hachées et épicées, qu'on introduit dans les volailles ou dans le gibier mis à la broche, dans les pâtés, etc.
Hachis fait d'herbes cuites. Farce d'épinards. Par extension. Farce d'oseille, bien que l'oseille ne se hache pas.
Étymologie : Lat. farsus, farci, part. passé de farcire, farcir.
Historique : XIIIe s. Si que la crouste en est faussée, Et la farce s'en est volée
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
s. f.
Pièce dramatique et souvent simple dialogue où l'on emploie les plaisanteries hasardées et les lazzis burlesques. Fig. Tirez le rideau, la farce est jouée, se dit, ordinairement par plaisanterie, pour signifier : tout est fini, c'en est fait ; c'est le mot attribué à l'empereur Auguste au moment de mourir. Terme de musique. Petit opéra bouffe en un acte en usage en Italie.
Le récit en farce en fut fait ; On l'appela le pot au lait — La Fontaine (1621-1695)
C'est dommage que Molière soit mort ; il ferait une très bonne farce de ce qui se passe à l'hôtel de Bellièvre — Mme de Sévigné (1626-1696)
Le comique bas et grossier propre aux farces. Cet auteur tombe, donne dans la farce.
Le bourgeois aimait la grosse farce, et la payait ; les Jodelets de Scarron étaient à la mode — Voltaire (1694-1778)
Fig. Action plaisante, ridicule, récit bouffon. Populairement. Faire une farce à quelqu'un lui faire une mauvaise plaisanterie. Faire des farces, se divertir d'une manière bouffonne. Faire ses farces, mener une conduite déréglée, en parlant d'un jeune homme. Il a fait ses farces à Paris.
Le premier qui les vit, de rire s'éclata ; Quelle farce, dit-il, vont jouer ces gens-là ? — La Fontaine (1621-1695)
Que diable est-ce que cette belle farce qu'on me fait jouer ? — Antoine Hamilton (1646-1720)
Il se prend comme adjectif dans le langage populaire. Des paroles farces. Un geste farce. Cela est farce.
Étymologie : Farce 1, parce que c'était, ou, comme la farce de la cuisine, quelque chose de mélangé et d'agréable, c'est-à-dire une espèce de revue de sujets divers, ou une pièce farcie (voy. FARCI). Espagn. port. et ital. farsa.
Historique : XVIe s. S'esbatant tout le long du jour à ouir des musiciens, joueurs de farces et toute telle maniere de gens Les farces des bateleurs nous resjouissent, mais aux joueurs elles servent de corvée Nos farces sont vrayement ce que les Latins ont appellé mimes ou priapées, la fin et l'effect desquels estoit un ris dissolu ; et pour ce toute licence et lascivie y estoit admise, comme elle est aujourd'hui en nos farces
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
n. f.
T. de Cuisine — Hachis de viandes assaisonnées d’épices et de fines herbes, qu’on met dans le corps de quelque animal, dans quelque autre viande, dans des oeufs, ou dans de la pâte. Bourrer une dinde de farce et de marrons. Farce de poisson.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée farce#26791.
Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.