fanon
nom, masculin, /fanɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (6 sens) — Académie 1935 (6 sens)
Littré (1873) — entrée 2
s. m.
Terme de chirurgie. Espèce de cylindre fait avec une poignée de paille entourée d'une bande étroite et fortement serrée que l'on employait dans le pansement des fractures de la cuisse et de la jambe. Faux fanon, fanon fait avec une pièce de linge pliée en plusieurs doubles, roulée à plat, et repliée à ses extrémités, que l'on plaçait entre le membre fracturé et le fanon.
Étymologie : Fenon, ainsi nommé du foin ou paille dont on entortille les bâtons (voy. FANER, anciennement fener).
Historique : XVIe s. Les torches ou fenons sont faites de bastons de grosseur d'un doigt, lesquels on enveloppe de paille, puis d'un demy linceul
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 1
s. m.
Pièce de drap, de toile, de soierie, suspendue au bout d'une lance, d'une pique, et qui, pouvant se déployer, sert de signe de ralliement. Terme de blason. Large bracelet qui pend au bras droit.
Ancien terme de marine.
Nom que l'on donnait au fond et au coin inférieur d'une voile qui flotte au vent comme une bannière, lorsque la voile est carguée — Auguste Jal (1795-1873)
Manipule que les prêtres portent au bras gauche lorsqu'ils officient. Le fanon doit être de la même étoffe que l'étole. Au plur. Les deux pendants de derrière de la mitre d'un évêque, d'un archevêque, d'une bannière. Autrefois, manche pendante qu'on portait au poignet, surtout en Allemagne.
Par assimilation, peau pendante que les taureaux, les bœufs ont sous la gorge. Terme d'ornithologie. La pièce de peau charnue, rouge et nue, qui pend sous la gorge de certains oiseaux, notamment du dindon.
Lames cornées qui garnissent transversalement le palais de certains cétacés. Les fanons de la baleine.
Terme de vétérinaire. Touffe de poils à la partie postérieure du boulet et au pli de la peau du bœuf et du mouton, situé à la partie inférieure du cou. Le fanon cache l'ergot du cheval.
Étymologie : Bas-lat. fano, bande ; de l'anc. h. allem. fano, goth. fana ; comparez le lat. pannus (voy. PAN), et le grec πῆνος.
Historique : XIIIe s. Des armes ù trait defension, Amit, alb, stol et fanon, Si se fit armer ; Car hom que est de religion Ne deivet aver altres par treison Pur nul mestier Moult fierement li aïda, La sorceinte baillié li a, Et puis le fanon et l'estole Et puis le mist on le fanon au bras seniestre, qui senefie astinenche XVIe s. Son blanc fanon [du taureau enlevant Europe] est plus que neige blanc
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Peau qui pend sous la gorge d’un taureau, d’un boeuf.
Il désigne aussi le Morceau de peau rouge qui pend sous le cou de certains animaux, tels que le dindon.
Il se dit aussi des Lames cornées qui garnissent transversalement le palais de la baleine.
Il se dit, en outre, de l’Assemblage de crins qui tombe sous la partie postérieure des boulets du pied d’un cheval et cache l’ergot.
Il signifie encore, en termes de Blason, Bracelet pendant au bras droit.
Il se dit également, au pluriel, des Deux pendants de la mitre d’un évêque ou d’un archevêque et des Pendants d’une bannière.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- fanons — pluriel — /fanɔ̃/
- fanon — singulier — /fanɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée fanon#26753.