famélique
adjectif, /famɛlikə/ ou /famelikə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui a souvent faim, faute d'avoir de quoi manger.
La famélique et honteuse lésine — Boileau (1636-1711)
Tu verras ce prince glouton Rendre facilement croyable Tout ce que nous conte la fable Du famélique Érésichton — Chaulieu (1639-1720)
En parlant des choses. Visage famélique.
S. m.
Brancas, pauvre de lui-même et panier percé d'ailleurs, était un famélique qu'on ne pouvait rassasier — Saint-Simon (1675-1755)
D'un homme pauvre il fait un mendiant ; d'un travailleur, un oisif ; d'un malheureux, un scélérat ; c'est-à-dire qu'il conduit un famélique à l'échafaud par la misère — Raynal (1713-1796)
Étymologie : Lat. famelicus, de fames, faim. Famélique n'était point usité dans l'ancienne langue ; on disait famelleus : Et se feri entre aus [eux] come lions famelleus, et fist tant d'armes de son cors que c'estoit mervelle
Historique : XVIe s. L'attraction de la viande, que nous voyons quelquesfois estre si subite aux gens fameliques, qu'à peine on a le loisir de la mascher
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui n’a guère de quoi satisfaire sa faim. Homme famélique. Auteur famélique. Il est familier et ne s’emploie guère que par dénigrement.
Par extension, Visage famélique, mine famélique, Le visage, la mine d’une personne qui paraît misérable et tourmentée de la faim.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- faméliques — pluriel — /famelikə/ ou /famɛlikə/
- famélique — singulier — /famelikə/ ou /famɛlikə/
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