faîte · faite

faîte

nom, masculin, /fɛtə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. La partie la plus élevée d'un édifice. Synonyme de faîtage. Sous-faîte, pièce de bois placée au-dessous du faîte, auquel elle est reliée par les entretoises.

    Quand verrai-je, ô Sion ! relever tes remparts Et de tes tours les magnifiques faîtes ? — Jean Racine (1639-1699)

    Et du temple déjà l'aube blanchit le faîte — Jean Racine (1639-1699)

  2. Par extension, la partie la plus haute de quelque chose d'élevé. Le faîte d'une cheminée.

    L'un des deux compagnons grimpe au faîte d'un arbre — La Fontaine (1621-1695)

    Ils [les manakins] ne se perchent point au faîte des arbres, mais sur les branches, à une moyenne hauteur — Buffon (1707-1788)

  3. Fig. Le plus haut point.

    Déchoir du faîte de la gloire — VAUG.

    Et monté sur le faîte il aspire à descendre — Pierre Corneille (1606-1684)

  4. Terme de géographie. Ligne de faîte, ligne constituée par les faîtes des montagnes ou coteaux d'une contrée. La ligne de faîte de la chaîne divise la contrée en deux régions bien distinctes.

  5. Terme de commerce. Le côté opposé à la lisière dans les draps, les étoffes.

    Permet S. M. à tous marchands et autres.... de faire auner toutes les pièces tant par la lisière que par le dos ou faîte, et d'en payer le prix sur le pied du moindre aunage

Étymologie : Berry, faît ; norm. fêt ; génev. la frête ; Bâle, le frête. On le tire du latin fastigium ; mais, ce que nous connaissons jusqu'à présent du mot ne comporte pas cette étymologie, et admet seulement, à cause de l'antiquité du mot, quelque forme telle que fastum, ne tenant à fastigium que par le radical (fastigium a l'accent sur sti).

Historique : XIIe s. Dunc vunt les terres si gastant, Qu'il n'i laissent fest en estant, Qui fust del fieu [fief] le duc Reinier XVe s. Trois leveures d'un festre ae maison neufve couverte de tuille XVIe s. Le faiste d'aulcuns bastimens paroist encores Au feste et sous les couvertures du logis est la chambre des serviteurs Gibet à fest, en signe de suzeraineté Tous vendeurs de drap en detail les aulneront par le fest

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Le comble, la partie la plus élevée d’un bâtiment, d’un édifice. Le faîte d’une maison, d’un temple.

  2. Il se dit, par extension, du Sommet de certaines choses qui ont de l’élévation. Le faîte d’une cheminée. Le faîte d’un arbre. Monter au faîte. Fig., Le faîte des grandeurs. Le faîte des honneurs. Le faîte de la gloire.

  3. En termes de Géographie, Ligne de faîte, Ligne formée par les faîtes des montagnes ou coteaux d’une contrée. La ligne de faîte détermine le partage des eaux des deux versants d’une chaîne de montagnes.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • faîtes — pluriel — /fɛtə/
  • faîte — singulier — /fɛtə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée faîte#26968.

faite

nom, masculin

Grammaire et formes (2)
  • faites — pluriel
  • faite — singulier

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée faite#101120.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.