fainéant
adjectif, /fɛneɑ̃/ ou /fɛnɛɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui ne fait rien, qui ne veut point travailler. Écolier, ouvrier fainéant. Les rois fainéants, rois de la première race, qui abandonnèrent le pouvoir aux maires du palais.
Quand un roi fainéant, la vergogne des princes, Laissant à ses flatteurs le soin de ses provinces.... — Malherbe (1555-1628)
Hélas ! qu'est devenu ce temps, cet heureux temps, Où les rois s'honoraient du nom de fainéants ? — Boileau (1636-1711)
Substantivement. Celui, celle qui n'aime point le travail, qui vit dans la paresse. C'est un grand fainéant, une grande fainéante.
Ce n'est pas que mon cœur du travail ennemi Approuve un fainéant sur le trône endormi — Boileau (1636-1711)
Avec nous demeuraient deux abbés gascons, aimables fainéants d'une gaieté intarissable, qui allaient courant le monde — Marmontel (1723-1799)
Étymologie : Faire, néant, ne rien faire ; bourguig. fenian (voy. FEIGNANT).
Historique : XVIe s. Les Epicuriens en leurs resveries pensent que Dieu soit oisif et comme un fait-neant Tout en la maniere qu'à un faineant l'estude sert de torment
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- fainéantes — pluriel féminin — /fɛneɑ̃tə/ ou /fɛnɛɑ̃tə/
- fainéants — pluriel masculin — /fɛneɑ̃/ ou /fɛnɛɑ̃/
- fainéante — singulier féminin — /fɛneɑ̃tə/ ou /fɛnɛɑ̃tə/
- fainéant — singulier masculin — /fɛneɑ̃/ ou /fɛnɛɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée fainéant#26657.