fadaise
nom, féminin, /fadɛzə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Bagatelle fade ; mot, pensée, discours qui ne signifie rien ou qui exprime quelque chose de si commun que cela ne vaut pas la peine d'être dit. Absolument, la fadaise, les propos qui sont pures bagatelles.
Moi qui n'aime à débattre en ces fadaises-là — Mathurin Régnier (1573-1613)
Je prêtai l'oreille pour ouïr les bons discours que je m'imaginais qu'ils feraient ; de tous côtés je n'entendis rien que des vanteries, des fadaises et des contes faits mal à propos
Étymologie : Fade ; provenç. fadeza, s. f. et fades, s. m.
Historique : XVIe s. Tout ce qu'on en peut disputer n'est que fadaise, si ce nom [Dieu] n'y resonne La nature pour lui apprendre sa mortalité et notre fadeze [faiblesse].... Il n'est point de plus grande fadeze, que de se picquer des fadezes du monde La trop grande bonté d'un personnage est estimée fadese
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Propos qui n’a aucun intérêt, aucune saveur. Il ne dit que des fadaises. Ce sont des fadaises. Fadaises que tout cela!
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- fadaises — pluriel — /fadɛzə/
- fadaise — singulier — /fadɛzə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée fadaise#26608.