exorde
nom, masculin, /ɛɡzɔʁdə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Terme de rhétorique. La première partie du discours. Exorde par insinuation. Exorde ex abrupto.
Un exorde doit être simple et sans affectation ; cela est aussi vrai dans la poésie que dans les discours oratoires, parce que c'est une règle fondée sur la nature, qui est la même partout — Boileau (1636-1711)
Belle conclusion et digne de l'exorde — Jean Racine (1639-1699)
Par extension, début, commencement d'un discours quelconque, d'une affaire, d'une entreprise, etc.
Il n'en était qu'à l'exorde de son discours [au début de ses affaires] — Antoine Hamilton (1646-1720)
Étymologie : Lat. exordium, de ex, et ordiri, commencer (voy. OURDIR).
Historique : XVIe s. Les Atheniens.... ordonnerent que sa principale partie [de la rhétorique], qui est esmouvoir les affections, en feust ostée, ensemble les exordes et perorations
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
T. de Rhétorique — Entrée en matière dans un discours de quelque étendue. Cet exorde est trop long, est trop court. Exorde insinuant, par insinuation. Exorde ex abrupto. Il entra en matière sans exorde, sans faire d’exorde.
Il se dit, par extension et figurément, du Commencement d’une entreprise. Voilà un beau début, voyons si la fin répondra à l’exorde. La conclusion est digne de l’exorde.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- exordes — pluriel — /ɛɡzɔʁdə/
- exorde — singulier — /ɛɡzɔʁdə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée exorde#26251.