exécrable
adjectif, /ɛɡzekʁablə/ ou /ɛɡzɛkʁablə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adj.
Qu'on doit exécrer, avoir en horreur.
Exécrable assassin d'un héros que j'adore — Pierre Corneille (1606-1684)
Un exécrable Juif, l'opprobre des humains — Jean Racine (1639-1699)
Il se dit aussi des choses.
L'exécrable honneur de lui donner un maître — Pierre Corneille (1606-1684)
D'un infâme trépas l'instrument exécrable — Jean Racine (1639-1699)
Serment exécrable, serment accompagné d'imprécations.
Un serment exécrable à sa haine me lie — Pierre Corneille (1606-1684)
Il [Pierre] se mit alors à faire des serments exécrables, et à dire en jurant : Je ne connais point cet homme dont vous me parlez — Lemaistre de Sacy (1613-1684)
Par exagération, très mauvais, pitoyable. Cela est d'un style et d'un goût exécrables.
Étymologie : Lat. exsecrabilis (voy. EXÉCRER).
Historique : XVIe s. Le roi, qui s'en alloit execrable à son peuple, se rend inimitable aux devotions
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qu’on doit exécrer, dont on doit avoir horreur. Forfait exécrable. C’est un homme exécrable. Il a des moeurs et des opinions exécrables.
Il signifie familièrement Qui est extrêmement mauvais. Que dites-vous de ce livre, de ce poème? Il est exécrable. Cette eau a un goût exécrable.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- exécrables — pluriel — /ɛɡzekʁablə/ ou /ɛɡzɛkʁablə/
- exécrable — singulier — /ɛɡzekʁablə/ ou /ɛɡzɛkʁablə/
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