évidence
nom, féminin, /evidɑ̃sə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Caractère de ce qui est évident ; notion si parfaite d'une vérité qu'elle n'a pas besoin d'autre preuve. L'évidence d'une proposition. Évidence des sens ou sensible, celle qu'on acquiert par les sens. Évidence de raison, celle qu'on obtient par le raisonnement. Évidence de fait, celle qu'on acquiert par le moyen de l'observation. Évidence de sentiment, ce qui paraît certain par le sentiment seul, et sans qu'on puisse en rendre compte. Se rendre à l'évidence, admettre forcément ce qui est incontestable. Se refuser à l'évidence, s'obstiner à contester ce qui est incontestable. Mettre en évidence, faire connaître clairement, manifestement. Mettre en évidence, faire qu'un objet frappe les yeux, soit remarqué. Se mettre en évidence, se montrer avec l'intention de se faire remarquer. Se mettre en évidence, être manifesté, en parlant de choses. Être en évidence, être remarqué, attirer l'attention générale. Être en évidence, être manifesté, en parlant de choses. On dit de même venir en évidence.
Il faut bien que l'évidence de Dieu ne soit pas telle dans la nature — Pascal (1623-1662)
Faisons paraître cette vérité dans son évidence — Bossuet (1627-1704)
Étymologie : Provenç. evidencia, evidensa ; espagn. evidencia ; ital. evidenza ; du lat. evidentia, de evidens, évident.
Historique : XIVe s. À greigneur [plus grande] evidence du propos XVIe s. À faulte d'eloquence ils ne les peuvent mettre en evidence [leurs pensées]
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Manière de se présenter d’une chose qui la rend immédiatement visible. Dans cette acception, il ne s’emploie guère que dans quelques expressions : être en évidence, être placé de façon à être vu de tout le monde. On dit dans un sens analogue Mettre en évidence, qui signifie aussi Faire connaître clairement, manifestement. On dit encore Se mettre en évidence, Se montrer avec l’intention de se faire remarquer.
Il se dit plus souvent de Ce qui est immédiatement visible pour l’esprit, de ce qui apparaît comme certain. Cela est de toute évidence. L’évidence d’une proposition, d’une preuve, d’une vérité, d’une fausseté. Se rendre, se refuser à l’évidence. Démontrer jusqu’à l’évidence.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- évidences — pluriel — /evidɑ̃sə/
- évidence — singulier — /evidɑ̃sə/
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