éveil
nom, masculin, /evɛj/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (5 sens)
Littré (1873)
s. m.
Action d'éveiller. Peu usité au propre.
Fig. Avis donné à quelqu'un sur une chose qui l'intéresse et à laquelle il ne pensait pas. C'est lui qui m'en a donné l'éveil. Tenir en éveil, tenir attentif. Être, se tenir en éveil, être attentif, sur ses gardes.
Vous saurez que c'est moi qui donnai l'éveil à nos astronomes — Marmontel (1723-1799)
Étymologie : Voy. ÉVEILLER.
Historique : XIIIe s. Certes, Dangier, moult me merveil Que vous n'estes en grant esveil De garder ce que vous devés XVe s. Le chevalier, qui les veit venir par l'esveil du preudhomme, se leva, puis print son escu et sa lance
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Action d’éveiller ou de s’éveiller. On dit plutôt aujourd’hui RÉVEIL.
Il signifie par extension Alarme. Une fois l’éveil donné, tout le camp fut sur pied.
Il s’emploie surtout au figuré pour signifier Avertissement que l’on donne de bien veiller, d’être sur ses gardes. Donner l’éveil. Je n’en ai eu l’éveil que tout à l’heure.
En éveil, Sur ses gardes, aux aguets. être en éveil. Tenir en éveil. Une jalousie, une charité toujours en éveil.
Il signifie aussi figurément Action de s’éveiller. L’éveil de l’intelligence, de la sensibilité, des sens, de la nature.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- éveils — pluriel — /evɛj/
- éveil — singulier — /evɛj/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée éveil#67301.