évacuation
nom, féminin, /evakyasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (5 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de vider. L'évacuation d'un hôpital.
Bagration et Barclay revenaient vers Smolensk à grands pas, l'un pour la sauver par une bataille, l'autre pour protéger la fuite de ses habitants et l'évacuation de ses magasins — Philippe-Paul de Ségur (1780-1873)
Terme de guerre. Action de sortir d'une place, d'un pays, qu'on occupait. On stipula l'évacuation de la place.
Vous n'avez jamais vu un tel vacarme dans le salon de Marly qu'il y en a eu sur l'évacuation des troupes d'Espagne — Mme de Maintenon (1635-1719)
Action de sortir d'un établissement.
L'évacuation au collége de Clermont nous occupe beaucoup plus que celle de la Martinique — D'Alembert (1717-1783)
Terme de médecine. Sortie des matières excrémentitielles, sécrétées ou exhalées, à travers un organe quelconque ouvert naturellement ou par l'art. L'évacuation du pus d'un abcès. Plus particulièrement, issue de matières par le haut ou par le bas. Les matières évacuées. Les évacuations étaient de mauvaise nature.
Après avoir été près de mourir, il a fait une si considérable évacuation que .... — Mme de Sévigné (1626-1696)
On donna à monseigneur force émétique, et sur les deux heures il fit une évacuation prodigieuse haut et bas — Saint-Simon (1675-1755)
Terme de jurisprudence. Évacuation des procès, se dit de l'action de terminer tous les procès pendants devant une cour.
Étymologie : Provenç. evacuacio ; espagn. evacuacion ; ital. evacuazione ; du latin evacuationem, de evacuare, évacuer.
Historique : XIVe s. Si comme le medecin conseille se il guerira l'empostume par evacuation, et par prendre medecine XVe s. Le Flamand dit qu'il vouloit mourir avec les autres, et par l'evacuation du sang et des playes mourut XVIe s. L'une et l'autre repletion a besoin d'evacuation
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action d’évacuer.
Il signifie spécialement Décharge, sortie d’humeurs, d’excréments, ou de matières viciées. Il se produisit une évacuation qui le sauva. à la suite d’une légère évacuation, il se trouva un peu mieux. évacuation par haut et par bas.
Il se dit aussi des Matières évacuées. Le médecin, en voyant les évacuations, jugea que le malade était beaucoup mieux.
Il signifie encore Action d’évacuer un pays, une place de guerre, en conséquence d’un traité, d’une capitulation, etc. Il était dit par le traité qu’après l’évacuation de la place, de la province, etc.
Il se dit, par extension, de Toute sortie en masse produite par nécessité, par ordre ou par des mesures de force. L’évacuation d’un hôpital. L’évacuation d’une salle de réunion publique.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- évacuations — pluriel — /evakyasjɔ̃/
- évacuation — singulier — /evakyasjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée évacuation#67259.