étuvé · étuve

étuvé

adjectif

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

part. passé.

  1. Bassiné avec un liquide tiède. Une contusion étuvée avec un liquide émollient.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée ÉTUVÉ, ÉE.

étuve

nom, féminin, /etyvə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Lieu où l'on élève à volonté la température pour provoquer la transpiration. Étuve sèche. Étuve humide ou bain de vapeur. Étuve naturelle, caverne dans un endroit volcanique. Par exagération. Cette chambre est une étuve, se dit d'une chambre bien close qui est très chaude en hiver, ou d'une chambre où l'on a trop chaud.

    La chaleur de leur sang et de leur haleine, jointe à la vapeur de cette légère flamme, suffit pour changer leurs cafés en étuves — Raynal (1713-1796)

  2. Lieu dont on élève artificiellement la température pour y faire dessécher différentes substances. Faire sécher des raisins dans une étuve. Tablettes sur lesquelles le confiseur fait sécher les fruits qu'il a préparés. Endroit pour faire sécher les chapeaux. Cabinet clos pour connaître l'influence de la température sur les horloges. Lieu où l'on met étuver le sucre en pains. Lieu échauffé dans lequel sont des tonneaux à moitié pleins de vin destinés à aigrir pour faire le vinaigre.

    Il imagina et fit exécuter une étuve qui, donnant une chaleur graduée et égale dans toute son étendue, réunissait à la certitude entière du succès [la conservation des grains] une économie suffisante dans la dépense — Condorcet (1743-1794)

  3. Terme de marine. Étuve de corderie, lieu rempli de fourneaux et de chaudières, pour y goudronner les cordages. Étuve à bordage, cylindre dans lequel des bordages sont soumis à l'action de la vapeur d'eau.

Étymologie : Wallon, sitoûf, s. f. ; provenç. estuba, stuva ; espagn. estufa ; ital. stufa ; bas-lat. stuba dans la loi des Allemands ; du germanique : anc. h. allem. stupa ; moyen h. allem. stobe ; allem. Stube ; anc. scand. stofa ; angl. stove.

Historique : XIIIe s. Puis revont entr'eus as estuves, Et se baignent ensemble es cuves Que nuls ne nule du dit mestier ne soutiengne, en leurs mesons ou estuves, bordiaus de jour ne de nuit XVIe s. Les estuves sont seiches ou humides

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Lieu clos dont on échauffe plus ou moins la température pour faire transpirer. étuve humide, ou Bains de vapeurs. étuve sèche.

  2. Il se dit aussi d’un Espace clos disposé pour être maintenu à une température constante.

  3. Il se dit encore d’une Sorte de four où l’on enferme des objets pour les faire sécher, les cuire ou les désinfecter. étuve de désinfection. Faire sécher du sucre, des grains, des raisins, du linge dans une étuve.

  4. Par exagération, Cette pièce est une étuve, se dit d’une Pièce d’appartement bien close, où il fait très chaud.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • étuves — pluriel — /etyvə/
  • étuve — singulier — /etyvə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée étuve#67241.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.