étrier

étrier

adjectif

Grammaire et formes (4)
  • étrières — pluriel féminin — /etʁijɛʁə/
  • étriers — pluriel masculin
  • étrière — singulier féminin — /etʁijɛʁə/
  • étrier — singulier masculin

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée étrier#168711.

étrier

nom, masculin, /etʁije/

Définitions

  1. Anneau métallique suspendu de chaque côté d'une selle, où le cavalier pose le pied.

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  2. Le plus petit os de l'oreille moyenne.

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  3. Pièce de métal en forme d'anneau ou de U utilisée pour soutenir ou fixer un élément de construction.

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Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (12 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Anneau pendant de chaque côté d'une selle et servant à appuyer les pieds du cavalier. Terme de manége. Pied de l'étrier, se dit du pied gauche, parce qu'on le place le premier dans l'étrier. En parlant du cheval, le pied de l'étrier, le pied gauche de devant, dit aussi pied du montoir. Courir à franc étrier, courir autant que le cheval peut aller. Avoir toujours le pied à l'étrier, être toujours en voyage, et, plus souvent, se tenir prêt à partir. Avoir le pied à l'étrier, être sur le point de partir. Fig. Avoir le pied à l'étrier, être en bonne voie de réussir. Mettre le pied à l'étrier à quelqu'un, l'introduire dans une carrière. Je n'oublie pas que c'est vous qui m'avez mis le pied à l'étrier, c'est vous qui m'avez fait entrer dans cette administration, etc. Il ne faut point abandonner ses étriers, c'est-à-dire en toute affaire il faut conserver ses avantages. Perdre les étriers, vider les étriers, être renversé de cheval. Fig. Être déconcerté, perdre de son crédit. Être ferme sur ses étriers, être solide sur son cheval ; et fig. Être inébranlable dans sa manière de voir, défendre ses sentiments. Il signifie aussi être dans une position solide. Tenir l'étrier à quelqu'un, lui aider à monter à cheval en tenant l'étrier. Fig. Tenir l'étrier à quelqu'un, l'aider dans son entreprise. Le vin de l'étrier, et, plus souvent, le coup de l'étrier, le dernier coup qu'on boit quand on est près de monter à cheval, ou à cheval même, et, par extension, au moment de partir, de se quitter.

    J'ai déjà remarqué que chez les anciens, tant Grecs que Romains, il n'est fait nulle part mention d'étriers ; ce qui est bien étonnant — Rollin (1661-1741)

    [La Choin était] toujours le pied à l'étrier pour tous les voyages de Meudon — Saint-Simon (1675-1755)

  2. Bas à étrier, ou, simplement, étrier, bas qui, au lieu de pied, a seulement une espèce de bande qui passe sous le pied en forme d'étrier.

    Les laines de Ségovie et autres laines étrangères ne pourront être employées qu'en trois fils, excepté seulement pour les menus ouvrages, tels que bonnets, calottes, chaussons, étriers et autres de pareille qualité

  3. Terme de chirurgie. Étrier ou huit du cou-de-pied, bandage que l'on fait après la saignée du pied pour comprimer la veine.

  4. Terme d'anatomie. L'une des petites pièces osseuses de l'intérieur de l'oreille.

  5. Terme de charpenterie. Barre de fer, coudée en deux endroits, qui sert à soutenir une poutre. Terme de serrurerie. Barre de fer plat à double équerre et à double talon, servant à soutenir quelque chose. Terme de marine. Bande de fer, en forme de crampon, qui sert à joindre une pièce de bois avec une autre. Petites cordes dont les bouts, joints ensemble par des épissures, servent à faire couler les vergues et à d'autres usages.

  6. Bandes de cuir qui soutiennent les couvreurs sur les toits. On dit aussi jambier.

Étymologie : Berry, etrivier, etrivière ; provenç. estreup, estrieu, estriub ; catal. estreb ; espagn. estribo. Ce mot vient, d'après Frisch, du flamand striepe, lanière de cuir ; mais Diez, prenant en considération l'espagnol estribar, s'appuyer, préfère le haut allemand strëban, s'appuyer, l'étrier étant, d'après cette étymologie, ce sur quoi l'on s'appuie. L'étymologie de Frisch paraît plus naturelle.

Historique : XIe s. L'estreu lui tint ses oncle Guinemer XIIe s. Sun estriu li teneit li reis al remunter ; Et quant li arcevesques le voleit refuser, Nel lairrai, faiseit il.... XIIIe s. Nonques miudres [meilleur] sarrasin ne mist pied en estrier XVe s. Le sire de Hangest n'en perdit selle ni estrier Se doit exerciter à saillir sur chevaux tout armez et sans mettre pié à l'estrief Maintenant elle dit que elle a un estref trop long et l'autre trop court, puis dit que le cheval trote trop dur XVIe s. Entré dedans, rendit graces à Dieu, Tantost s'en part, mect le pied à l'estrieu, Monte à cheval L'admiral, c…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Chacun des anneaux ovales, de fer on d’autre métal, suspendus de chaque côté de la selle par une courroie et qui servent à appuyer le pied du cavalier. Les selles de femme n’ont qu’un étrier. Mettre, avoir le pied à l’étrier pour monter à cheval. Porter les étriers courts, longs. Raccourcir, allonger les étriers d’un point, de deux points. Tenir l’étrier à quelqu’un lorsqu’il monte à cheval. Se lever sur les étriers. Quitter les étriers. Perdre les étriers. Vider les étriers, Tomber de cheval.

  2. Le coup de l’étrier, le vin de l’étrier, Celui que l’on boit au moment de partir.

  3. Le pied de l’étrier, Le pied gauche de devant du cheval, qu’on appelle aussi Le pied du montoir.

  4. Par extension, Avoir le pied à l’étrier, dans l’étrier, être au moment de partir. Il signifie figurément Bien débuter dans une carrière, dans une profession, ou être à portée d’avancer, de faire fortune. Enfin vous voilà placé, vous avez le pied à l’étrier. Dans un sens analogue, On lui a mis le pied à l’étrier.

  5. Courir à franc étrier, Parcourir à une vive allure une grande distance. Il signifiait autrefois Franchir à cheval plusieurs relais de poste sans quitter la selle.

  6. Fig. et fam., être ferme sur ses étriers. Voyez

  7. FERME.

  8. Fig., Tenir l’étrier à quelqu’un, L’aider dans quelque entreprise. Faire perdre les étriers à quelqu’un, Le déconcerter.

  9. Bas à étrier, Bas qui, au lieu de pied, ont seulement une espèce de bande qui passe sous le pied en forme d’étrier.

  10. ÉTRIER se dit par analogie, en termes de Chirurgie, d’un Bandage dont on se sert pour les plaies du pied.

  11. Il se dit, en termes d’Anatomie, d’Une des petites pièces osseuses de l’intérieur de l’oreille, en raison de sa forme.

  12. Il se dit également, en termes d’Architecture, d’une Pièce de fer en forme d’étrier, qu’on emploie pour soutenir une poutre.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • étriers — pluriel — /etʁije/
  • étrier — singulier — /etʁije/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée étrier#67206.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.