étrenné
adjectif
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens)
Littré (1873)
part. passé.
Qui a reçu des étrennes. Cet enfant étrenné par les amis de la maison.
Dont on a fait usage pour la première fois. Mon habit neuf étrenné pour aller dîner chez vous.
À qui on a acheté pour la première fois dans la journée. Un marchand étrenné.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- étrennées — pluriel féminin
- étrennés — pluriel masculin
- étrennée — singulier féminin
- étrenné — singulier masculin
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée étrenné#109262.
étrenne
nom, féminin, /etʁɛnə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Présent à l'occasion du premier jour de l'an. Recevoir des étrennes. Cet enfant a reçu de très jolies étrennes. En ce sens, il s'emploie le plus souvent au pluriel. Au sing. Un cadeau.
....Si je t'apprends la guise Et le moyen d'être un jour plus content Qu'un petit roi, sans te tourmenter tant, Que me veux-tu donner pour mes étrennes ? — La Fontaine (1621-1695)
Vous m'envoyez donc des étrennes, ma très chère ? — Mme de Sévigné (1626-1696)
Au sing. Première vente que fait un marchand dans sa journée.
J'ai toujours entendu dire qu'il ne fallait jamais refuser son étrenne — Marc-Antoine Legrand (1673-1728)
Le premier usage qu'on fait d'une chose. Ce linge est neuf, vous en aurez l'étrenne. Donner à quelqu'un l'étrenne de sa barbe, se faire embrasser par quelqu'un quand on vient d'être rasé. À bon jour, bonne étrenne, se dit quand il nous arrive quelque chose d'heureux en un bon jour.
Étymologie : Wallon, stremm ; provenç. estrena, estrenha ; espagn. estrena ; ital. strenna ; du latin strena, étrenne.
Historique : XIIe s. Se truis Roland [si je trouve Roland], de mort [je] li fas estregne Près [ils] ne m'ont mort ; Diex leur doint male estraine XIIIe s. [Dieu] Lui a cestui lundi envoié bonne estraine XIVe s. Messire Thomas Channenne, chevalier trenchant du roy d'Engleterre, lequel est venu apporter l'estraine du roy d'Angleterre du jour de l'an Sire, dist Bauduins, si soit com vous plaira ; Qui refuse au matin l'estrine, grant tort a ; En toute la journée, ja bien ne vendera XVe s. Le lundi, premier jour de la semaine, à bonne estrainne, se departirent ces gens Escoutez les dures nouvelles Que j'oui le …
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Présent qu’on fait le premier jour de l’année. Je vous donne cela pour étrenne. Dans ce sens on l’emploie ordinairement au pluriel. Donner les étrennes. Recevoir des étrennes. Il a eu ses étrennes, de belles étrennes. Il dépense tant en étrennes.
Il se dit encore du Premier usage qu’on fait d’une chose. Ce linge, cette vaisselle n’a point encore servi, vous en aurez l’étrenne.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- étrennes — pluriel — /etʁɛnə/
- étrenne — singulier — /etʁɛnə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée étrenne#67204.