étranglé

étranglé

adjectif, /etʁɑ̃ɡle/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens)

Littré (1873)

part. passé.

  1. Tué par quelque chose qui empêche la respiration. Fig. Voix étranglée, voix comme d'un homme qu'on étrangle.

    L'un est percé d'un plomb funeste, Tel meurt étranglé dans son lit — Pierre Corneille (1606-1684)

    La Suisse étranglée entre deux armées victorieuses — Adolphe Thiers (1797-1877)

  2. Terme de chirurgie. Qui a subi l'étranglement, la constriction. Hernie étranglée.

  3. Qui est resserré, rétréci dans quelque partie de sa longueur. Le corps de la guêpe est étranglé par le milieu.

    L'injection a fait voir à M. de Réaumur que ces prétendus petits cœurs ne sont qu'un même vaisseau étranglé çà et là — Charles Bonnet (1720-1793)

  4. Qui manque de largeur. Une allée étranglée. Habit étranglé, habit trop étroit, qui n'a pas assez de tour. Substantivement.

    Le roi y [à Versailles] bâtit tout l'un après l'autre sans dessein général ; le beau et le vilain furent cousus ensemble, le vaste et l'étranglé — Saint-Simon (1675-1755)

  5. Qui n'a pas reçu tout le développement requis, en parlant d'un récit, d'une lettre, d'un discours, etc. Il se dit aussi quelquefois des personnes, dans le même sens.

    Voilà le seul chapitre qui ne fut point étranglé — Mme de Sévigné (1626-1696)

    De soigner le style, de le rendre touchant, que tout soit développé avec intérêt, que rien ne soit étranglé — Voltaire (1694-1778)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • étranglées — pluriel féminin — /etʁɑ̃ɡle/
  • étranglés — pluriel masculin — /etʁɑ̃ɡle/
  • étranglée — singulier féminin — /etʁɑ̃ɡle/
  • étranglé — singulier masculin — /etʁɑ̃ɡle/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée étranglé#67199.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.