étoupé · étoupe

étoupé

adjectif, /etupe/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

part. passé.

  1. Les oreilles bien étoupées.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • étoupées — pluriel féminin — /etupe/
  • étoupés — pluriel masculin — /etupe/
  • étoupée — singulier féminin — /etupe/
  • étoupé — singulier masculin — /etupe/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée étoupé#67181.

étoupe

nom, féminin, /etupə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. La partie la plus grossière de la filasse. Étoupe de chanvre, de lin. Boucher avec de l'étoupe. Fig. Mettre le feu aux étoupes, exciter à la sédition, aux querelles, aux procès, à faire l'amour, à satisfaire quelque passion emportée. On dit dans le même sens, le feu prend aux étoupes.

    Et l'étoupe enflammée et la poix odorante D'une lente fumée exhalent la vapeur — Jacques Delille (1738-1813)

    Je la regardais quelquefois du coin de l'œil, d'une manière qui mettait le feu aux étoupes ; car le jeu commençait à me plaire — Lesage (1668-1747)

  2. Terme de marine. Produit de la décomposition de vieux cordages dont on détord les torons et filets. Étoupe noire, celle qui résulte des cordages goudronnés.

  3. Terme de botanique. Substance filamenteuse et compacte que l'on trouve au collet ou dans le fruit de certaines plantes.

Étymologie : Wallon, sitop, stop ; provenç. estopa, stopa ; espagn. estopa ; ital. stoppa ; du latin stuppa, étoupe, en grec στύπη, partie de l'écorce du chanvre la plus voisine du tronc, στύπος, tronc, en latin stipes (voy. ÉTEULE).

Historique : XVe s. Regardez et entendez que monseigneur m'escrit.... Si m'aïst Dieu et les saints, il n'en fera rien ; il aura en bref temps autres estoupes en sa quenouille ; de ce que fol pense assez remaint [reste] XVIe s. Cela n'estoit que mettre le feu auprès des estoupes Ils avoient porté force estouppe et souffre, avec grande quantité d'argent en la maison de Cethegus

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. La partie la plus grossière de la filasse. étoupe de chanvre. étoupe de lin. Paquet d’étoupe. Fil d’étoupe. Toile d’étoupe. Boucher avec de l’étoupe.

  2. Fig. et fam., Mettre le feu aux étoupes, Déterminer tout à coup quelque mouvement impétueux, comme la colère, un amour violent, etc. Quand les esprits sont aigris, il faut peu de chose pour mettre le feu aux étoupes. On dit dans un sens analogue Le feu prend aux étoupes.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • étoupes — pluriel — /etupə/
  • étoupe — singulier — /etupə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée étoupe#67177.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.