étouffé
adjectif · /etufe/
Usage : d'usage courant (4.42 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Dont le son est assourdi, peu audible : un cri étouffé, un rire étouffé.
On entendait un rire étouffé derrière la porte.
Synonyme : assourdi.
« Adieu, pour toujours, dis-je d'une voix étouffée »Mme de Genlis (1746-1830)
Fig. Qui est empêché de se manifester, réprimé : une révolte étouffée.
Une colère étouffée perçait dans ses paroles.
« Des desseins étouffés aussitôt que naissants »Jean Racine (1639-1699)
« Et des crimes si noirs étouffés au berceau »Pierre Corneille (1606-1684)
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (4)
- étouffées : pluriel féminin · /etufe/
- étouffés : pluriel masculin · /etufe/
- étouffée : singulier féminin · /etufe/
- étouffé : singulier masculin · /etufe/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 3 sens
part. passé.
Qui a perdu la communication avec l'air et ne peut plus vivre. Dans l'Ancien Testament, viandes étouffées, la chair des animaux tués, sans qu'on ait versé leur sang. Qui a perdu la communication avec l'air et ne peut plus brûler. Feu étouffé.
Les uns sont étouffés sous le faix de la terre Qui tombe par l'effort des machines de guerreJean Mairet (1604-1686)
Quand tu me dépeignais.... Les monstres étouffés et les brigands punisJean Racine (1639-1699)
Trop serré. Terme d'horticulture. Arbre étouffé, arbre entouré d'arbres plus élevés qui l'empêchent de profiter. Endroit étouffé, endroit où il y a peu d'air. Chambre étouffée.
Il partit donc aux acclamations de tout le canton, étouffé d'embrassementsVoltaire (1694-1778)
Jeté sur cette boule, Laid, chétif et souffrant, Étouffé dans la foule, Faute d'être assez grandBéranger (1780-1857)
Fig. Qui ne peut se manifester. Réprimé. Révolte étouffée à grand'peine. Cris étouffés, les cris sourds d'une personne dont la respiration est gênée. Soupirs étouffés, voix étouffée, soupirs, voix qu'on s'efforce de retenir, de ne pas laisser entendre. Rire étouffé, le rire qui échappe à une personne s'efforçant de le retenir. Bruit étouffé, se dit d'un bruit qu'on empêche de se faire entendre, et d'un bruit qu'on empêche d'être divulgué.
Et des crimes si noirs étouffés au berceauPierre Corneille (1606-1684)
Sa vertu reconnue et l'envie étoufféeRotrou (1609-1650)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
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