étonnement

étonnement

nom, masculin, /etonəmɑ̃/ ou /etɔnəmɑ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Ébranlement, commotion. Depuis sa chute, il lui est resté un étonnement du cerveau. Terme de vétérinaire. Étonnement du sabot, ébranlement occasionné, dans le pied du cheval, par un choc violent contre un corps dur. Terme de joaillier. Fêlure d'un diamant occasionnée par un contre-coup.

  2. Fig. Ébranlement moral.

    Aucun étonnement n'a leur gloire flétrie — Pierre Corneille (1606-1684)

    Sans regret, sans murmure et sans étonnement — Pierre Corneille (1606-1684)

  3. Sensation morale causée par quelque chose d'extraordinaire, de singulier, d'inattendu. Au plur. Au grand étonnement de tout le monde, tout le monde étant étonné. On dit aussi quelquefois, simplement, à l'étonnement.

    Je comprends l'étonnement où vous avez été — Mme de Sévigné (1626-1696)

    De voir cela.... me donna un extrême étonnement — Mme de Sévigné (1626-1696)

  4. Admiration. Être ravi d'étonnement. Cette action fera l'étonnement des siècles futurs.

Étymologie : Étonner.

Historique : XVIe s. Strepitus ou estonnement [genre de bruit d'oreilles], fait d'une grande commotion, esbranlement, ou escousse du cerveau À l'instant sont arrivez quatre cens chevaulx armez de toutes pieces qui ont donné jusqu'à la grande place de la dicte ville, dont les dicts habitans ont prins un tel estonnement qu'ils ne se sont jamais mis en aucune deffense

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Vive surprise. Causer, donner de l’étonnement. Jeter dans l’étonnement. Remplir d’étonnement. Donner des marques d’étonnement. Cela m’a frappé d’étonnement. J’ai été saisi d’étonnement. Je ne reviens pas de mon étonnement. L’étonnement était peint sur tous les visages. Il nous a fait passer d’étonnement en étonnement. C’est un de mes étonnements, qu’il ait pu réussir par ce moyen-là. Au grand étonnement de tout le monde.

  2. Il signifie aussi Surprise mêlée d’admiration. Cette action fera l’étonnement des siècles futurs. La grandeur et la magnificence de ce palais me frappèrent d’étonnement. Quel fut notre étonnement devant ce spectacle grandiose!

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • étonnements — pluriel — /etɔnəmɑ̃/ ou /etonəmɑ̃/
  • étonnement — singulier — /etɔnəmɑ̃/ ou /etonəmɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée étonnement#67164.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.