étique
adjectif, /etikə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adj.
Ancien terme de médecine. Qui est dans l'étisie. Devenir étique. Fièvre étique, fièvre habituelle qui amaigrit le corps. On dit aujourd'hui fièvre hectique.
Elle est entièrement étique et desséchée — Mme de Sévigné (1626-1696)
Mon sang est perdu, et je n'ai plus qu'à mourir étique, voilà une de mes situations — Voltaire (1694-1778)
Par extension, très maigre. Corps, visage étique. Une rosse étique. Fig.
Avec son nez étique et sa mourante mine — Mathurin Régnier (1573-1613)
Les amants de ce corps étique Disent qu'à son genou qui pique Il faut un bout comme aux fleurets — MAYNARD
Étymologie : Le même que hectique, l'ancienne prononciation effaçant le c.
Historique : XIIIe s. Ele porroit faire l'oume devenir etike et tesike [phtisique] XVe s. Elle [l'eau] rend l'homme etique et pale et morfondu XVIe s. Les patiens ont une fievre lente, qui se tourne en etique
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui est très maigre, très décharné. Devenir étique. Mourir étique. Visage étique. Corps étique.
Il se dit de même de Certains animaux. Un chapon, un poulet étique. Un cheval étique.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- étiques — pluriel — /etikə/
- étique — singulier — /etikə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée étique#67139.