été

été

adjectif

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 2

part. passé

  1. ce mot).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée ÉTÉ#sens2.

été

nom, masculin, /ete/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (5 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. m.

  1. La saison qui suit le printemps et précède l'automne. Été astronomique ; il commence au 21 juin et finit au 22 septembre. Dans notre hémisphère, l'été commence au passage apparent du soleil par le premier point du signe de l'Écrevisse et finit à son passage par l'équinoxe d'automne. L'été est plus chaud, sous la même latitude, dans l'hémisphère boréal, que dans l'hémisphère austral, parce que le soleil reste huit jours de plus dans le premier. Été météorologique, qui est le véritable été dans le sens populaire ; il commence du 10 au 15 mai, et va jusqu'au 15 ou 20 août. Salon d'été. Habit d'été. Familièrement, se mettre en été, quitter les habillements d'hiver et se vêtir légèrement.

    Mais, qui l'aurait pensé ? pour comble de disgrâce, Par le chaud qu'il faisait nous n'avions point de glace ; Point de glace, bon Dieu ! dans le fort de l'été, Au mois de juin.... — Boileau (1636-1711)

    L'été même, à l'instant qu'on liait en faisceaux Les épis jaunissants qui tombent sous la faux, J'ai vu les vents grondants sur ces moissons superbes Déraciner les blés, se disputer les gerbes — Jacques Delille (1738-1813)

  2. Le semestre d'été, semestre comprenant les mois d'avril à septembre.

  3. L'été de la Saint-Martin, de la Saint-Denis, l'époque de ces fêtes, ainsi nommé, parce que, à ce moment de l'automne, il y a souvent des jours beaux et chauds. Fig. Été de la Saint-Martin, les retours de jeunesse qui prennent quelquefois aux vieillards, et les derniers rayons de beauté des femmes.

  4. Grand été, chaleur exceptionnelle du mois d'août due à la grandeur des arcs diurnes que parcourt alors le soleil. Petit été, celui de la Saint-Martin (11 novembre), dû à la petitesse des rayons vecteurs, c'est-à-dire à la moindre distance où le soleil est alors de la terre.

  5. Fig. et poétiquement. L'été de la vie, de l'âge, l'époque de force et de maturité qui suit la jeunesse. Il se dit quelquefois en poésie pour année.

    J'étais encor dans mon été, Quand cette noire déité Me fit du fleuve de Léthé Passer la rive malheureuse — Voltaire (1694-1778)

  6. Pas d'été, ou, simplement, l'été, figure de contredanse, la seconde des cinq figures qui composent le quadrille ordinaire. L'été exige vingt-quatre mesures, et comprend les pas suivants : un cavalier et la dame vis-à-vis font : 1° en avant deux et en arrière ; 2° à droite et à gauche ; 3° un traversé ; 4° un à droite et à gauche ; 5° ils reviennent à leurs places et balancent quatre avec leurs partenaires ; 6° ils finissent par un tour de main. Depuis plusieurs années, c'est-à-dire depuis qu'on ne danse plus dans les salons, cette figure était altérée dans sa seconde moitié, c'est-à-dire qu'après avoir fait le traversé, le cavalier et la dame refaisaient exactement pour retourner à leurs places ce qu'ils avaient fait d'abord, savoir : 7° en avant deux et en arrière ; 8° à droite et à gauche ; 9° un traversé qui les ramenait à leurs places. Enfin aujourd'hui l'été est encore plus altéré : on fait deux fois en avant quatre et en arrière, puis les deux couples traversent ; après quoi ils font encore deux fois en avant quatre et en arrière, et reviennent à leurs places par un second traversé.

Étymologie : Wallon, osté ; Berry, sté, asté, sécheresse ; bourguign. étai ; provenç. estat, s. f. ; ital. state, estate ; du latin æstatem, du radical æst qui est dans æstus, chaleur, et dans le grec αἴθειν, brûler, identique avec le sanscrit idh, allumer.

Historique : XIe s. Ce est en mai au premier jour d'ested XIIe s. Quand li estés et la douce saisons Font feuille et flor et les prés raverdir Mais cil faus amoureus d'esté N'aiment fors quant talent lor prent XIVe s. Bien sembloient qu'il avoient esté En grant peine yver et aisté XVIe s. Quand en esté le haut coq boit, la pluye soudain vient et paroist Printemps humide avec esté chasse des biens bonté, planté [abondance] Si l'hiver est surchargé d'eau, l'esté n'en sera que plus beau

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. La saison qui commence au solstice de juin et qui finit à l’équinoxe de septembre. Jours d’été. Chaleur d’été. Un été pluvieux. Costume, vêtements d’été. Station d’été. Fruits d’été. Solstice d’été. L’été passé. L’été prochain. Nous étions en été.

  2. Semestre d’été, Les six mois qui s’écoulent d’avril à septembre inclusivement.

  3. Fam., Se mettre en été, Se vêtir légèrement, prendre ses habits d’été.

  4. Fig., être dans son été, Avoir passé l’âge de la jeunesse, être dans la force de l’âge.

  5. L’été de la Saint-Martin, Les huit ou dix jours d’automne qui précèdent ou qui suivent ces fêtes, parce qu’ils sont quelquefois assez beaux. Il se prend quelquefois figurément pour désigner chez un homme un Regain de jeunesse ou chez une femme un Dernier éclat de beauté.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • étés — pluriel — /ete/
  • été — singulier — /ete/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée été#67253.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.