étançon
nom, masculin, /etɑ̃sɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Pièce de bois qu'on met pour soutenir un mur ou des terres minées. Terme de paumier. Tringle plate de bois de tilleul dont est garni le manche de la raquette. Terme de marine. Nom de pièces de bois posées debout, sous les baux, et qui servent, pendant que les vaisseaux sont amarrés dans les ports, à les soutenir et à en diminuer la fatigue. Terme d'imprimerie. Pièce de bois servant à maintenir la presse inébranlable dans sa manœuvre.
Étymologie : Wallon, stanson ; de l'anc. fr. estance, appui, soutien (comp. ESTANCIA), de l'anc. verbe estant, qui se tient (voy. ESTER).
Historique : XIIIe s. Ly carette d'estanchons de set pieds ou de huit jusques à onze pieds doit un denier XIVe s. Et vault mieulx tendre rois [rets] à fourches que aux estançons pour trois causes.... XVe s. Et quand ils retournerent dans la douce Escosse, ils trouverent tout le pays detruit ; mais les gens du pays n'en faisoient nul compte et disoient que sur six ou huit estançons ils auroient fait tantost nouvelles maisons
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
T. d’Arts — Grosse pièce de bois qu’on met sous un mur, sous une charpente, sous un navire en construction, sous des terres minées, pour les soutenir. Quand on reprend une muraille sous oeuvre, on y met des étançons. Le navire étant à l’échouage, on dut y mettre des étançons.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- étançons — pluriel — /etɑ̃sɔ̃/
- étançon — singulier — /etɑ̃sɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée étançon#67064.