étalon

étalon

nom, masculin, /etalɔ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. m.

  1. Cheval entier pour la conservation de la race. Étalons nationaux, étalons qui appartiennent à l'État et sont déposés dans les haras et dépôts. Étalons approuvés, étalons particuliers qui ont été soumis à l'approbation de l'administration des haras. Étalons rouleurs, chevaux entiers que leurs propriétaires conduisent, à l'époque de la monte, dans les fermes et les villages, pour la saillie des juments. Étalon d'essai, synonyme de boute-en-train. Bœuf étalon (locution bizarre, puisque le bœuf est châtré, mais reçue), âne étalon, le mâle employé à la reproduction et à l'amélioration de l'espèce. Fig. et familièrement, homme ardent aux plaisirs de l'amour.

    L'étalon généreux a le port plein d'audace ; Sur ses jarrets pliants se balance avec grâce ; Aucun bruit ne l'émeut ; le premier du troupeau, Il fend l'onde écumante, affronte un pont nouveau — Jacques Delille (1738-1813)

    Il croit en venir à bout, s'il peut faire voir qu'il est bon étalon — Perrot d'Ablancourt (1606-1664)

Étymologie : Berry, atelon ; ital. stallone ; loi des Visigoths, equus ad stallum ; du bas-lat. stalla ou stallum, écurie (voy. ESTAL) : c'est-à-dire cheval tenu à l'écurie et non soumis au travail, pour être employé à la reproduction. On trouve dans les langues celtiques stal, stalan, étalon, mais il paraît y provenir du roman.

Historique : XIIIe s. Et s'il eyt nule [jument] qui n'eyt polein, soit enquis si ce soit par malveise garde ou par deffaute de viande, ou par deffaute d'estaloun

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Modèle des mesures et des poids légalement autorisés. Fixer l'étalon d'une mesure.

  2. Terme de construction. Aire sur laquelle on trace le plan d'un bâtiment. On dit aussi ételon.

  3. Terme d'eaux et forêts. Baliveau de l'âge de la dernière coupe.

Étymologie : Bas-lat. stalo, stallo, dans des textes du XIIIe siècle. Ce mot, qui signifie aussi baliveau, est le même que l'ancien français estaillon, qui signifiait un pieu d'un chariot, et tient à l'ancien haut allemand stihil, pieu : un bâton ayant été pris pour étalon des mesures de longueur, et puis, par extension, des poids. Comparez l'anglais standard, qui signifie à la fois étalon et étendard.

Historique : XVIe s. À charge qu'ils seront tenus estalonner les dits bos [bois] de cent estalons [baliveaux] en chascun journel bons et souffisans

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Cheval entier qu’on emploie à la reproduction. Ce cheval est bon à servir d’étalon. Il avait de beaux étalons dans son haras. étalon de bonne race, de pure race.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • étalons — pluriel — /etalɔ̃/
  • étalon — singulier — /etalɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée étalon#67040.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.