étalagé · étalage

étalagé

adjectif

Grammaire et formes (4)
  • étalagées — pluriel féminin
  • étalagés — pluriel masculin
  • étalagée — singulier féminin
  • étalagé — singulier masculin

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée étalagé#115379.

étalage

nom, masculin, /etalaʒə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Exposition de marchandises ; les marchandises étalées. L'étalage d'un marchand. Sans néanmoins qu'ils puissent avoir des cuisiniers chez eux, étalage de viandes, loger, ni tenir chambres garnies, Décl. du roi, 29 nov. 1680. Par extension.

    On vit un étalage De corps sanglants et de carnage — La Fontaine (1621-1695)

  2. Droit d'étaler. Payer l'étalage.

  3. Fig. et familièrement, grande toilette.

    Quel luxe ! quel étalage ! Le voilà bien paré ! ma foi, c'est grand dommage Que vous ayez ici perdu votre étalage ! — Gresset (1709-1777)

    Si mes paons de leur beau plumage Me font admirer les couleurs, Je crois voir nos jeunes seigneurs Avec leur brillant étalage — Voltaire (1694-1778)

  4. Montre, faite avec ostentation, de ce qu'on est ou de ce qu'on a.

    Ces emplois singuliers qu'on se choisit soi-même Doivent fuir avec soin de paraître au dehors ; L'étalage les perd... — Pierre Corneille (1606-1684)

    S'en tenant à cet étalage d'éloquence — Antoine Hamilton (1646-1720)

  5. S. m. plur. Les étalages, la partie la plus renflée dans les hauts fourneaux (métallurgie).

Étymologie : Étaler.

Historique : XIIIe s. Et se il les y porte, ou fait porter, il doit un denier d'estalage au roy de chascun estal Les hales et li estalage de le [la] vile

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Exposition de marchandises qu’on veut vendre, ou Ces marchandises mêmes. Mettre à l’étalage. étalage bien fourni.

  2. Il se dit, particulièrement, des Marchandises qu’on étale, qu’on déploie pour servir de montre. Ce magasin n’a de beau que l’étalage.

  3. Il se dit figurément de Tout ce dont on fait parade par vanité, par ostentation. Faire étalage de son esprit, de ses richesses, de ses alliances. étalage indiscret de grands sentiments. Il y a dans ce livre un grand étalage d’érudition.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • étalages — pluriel — /etalaʒə/
  • étalage — singulier — /etalaʒə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée étalage#67030.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.