estrapadé
adjectif
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
part. passé.
Il fut estrapadé.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée ESTRAPADÉ, ÉE.
estrapade
nom, féminin, /ɛstʁapadə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Supplice de mer qui consiste à guinder un coupable à la hauteur d'une vergue, d'où le laissant tomber dans la mer, on l'y plonge autant de fois que le porte sa sentence. L'estrapade de terre se donne en liant les pieds et les mains du coupable, derrière le dos, à une corde et le laissant tomber de la même manière jusqu'à deux ou trois pieds de terre : ce qui expose ses bras et ses jambes à de grandes douleurs par le poids du corps. L'estrapade était un châtiment qui ne s'infligeait pas aux cavaliers ; ce supplice cessa d'être en usage dans les armées françaises sous Louis XIII. Fig.
C'était un maître [Marot] ; il rimait aisément ; Point ne donnait à ses vers l'estrapade — Chaulieu (1639-1720)
La potence au haut de laquelle on élevait le patient. Place de l'Estrapade, place à Paris, où une telle potence était dressée et où l'on supplicia beaucoup de protestants.
Terme de manége. Défense du cheval consistant en sauts vifs accompagnés de ruades.
Tour qu'on fait en voltigeant sur la corde. Il consiste à se tenir fortement suspendu avec les mains à la corde et à faire passer une ou plusieurs fois son corps entre les deux bras qu'on tient écartés l'un de l'autre. Double, triple estrapade.
Se dit, au jeu de l'hombre, de la chance du joueur qui fait la bête après avoir joué sans prendre.
Outil pour monter le grand ressort d'une pendule.
Étymologie : Ital. strappata, de strappare, arracher ; du germanique : suisse, strapfen, tirer ; allemand, straff, fortement attaché ; angl. strap, courroie (comp. ÉTRIER).
Historique : XVIe s. Les capporaulx sont tenus de l'appliquer à l'estrapade Et s'il y eust eu une strapade en la ville, ils se pouvoient bien asseurer d'y servir d'exemple d'une telle abomination Il eust l'estrapade, c'est à dire trois traicts de corde bien roides ; et estoit si haulte qu'il en cuyda mourir
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Supplice qu’on faisait souffrir à un condamné, en l’élevant au haut d’une longue pièce de bois, les mains liées derrière le dos avec une corde qui soutenait tout le poids du corps, et en le faisant tomber avec raideur jusqu’à deux ou trois pieds de terre ou dans l’eau.
Il s’est dit aussi de l’Espèce de potence au haut de laquelle on élevait un condamné pour lui donner l’estrapade.
Il se dit par analogie, en termes de Gymnastique, de l’Action de se suspendre par les mains à une corde et de faire passer le corps entre les deux bras écartés.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- estrapades — pluriel — /ɛstʁapadə/
- estrapade — singulier — /ɛstʁapadə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée estrapade#25933.