essart

essart

nom, masculin, /ɛsaʁ/ ou /esaʁ/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Champ qui était en friche et couvert de bois, et qui est défriché et prêt à être mis en culture.

  2. S'est dit aussi de remuements de terre.

    Toutes les levées, essarts, écluses, palissades, pêcheries, moulins et autres ouvrages faits de nouveau.... dans la rivière de Charente...

Étymologie : Voy. ESSARTER ; wallon, sar, saur ; picard, sart, champ ; provenç. eissart ; bas-lat. exsartum, qui se trouve dans les lois barbares. Dans l'ancienne langue, essart, par une extension facile à comprendre, avait aussi le sens de lieu désert, et, par suite, de destruction, dégât.

Historique : XIIe s. Des doze pers i ferai grant essart Il a plus d'ennemis que lievres en essart Li reis ert [était] riches huem, sages et de grant art, Sout [sut] bien que chardenal [les cardinaux] sunt pernant [prenant] et lumbart ; Coveiteus sunt d'aveir plus que vilain d'essart XIIIe s. Berte s'en va fuiant par delez un essart XVIe s. Moiennant que la pluie survienne sur tel bruslement, laquelle de necessité convient attendre, et fuir les vents pour les raisons des essars

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Terre qu’on a déboisée pour la défricher.

  2. Il se dit aussi d’un Taillis qu’on défriche après chaque coupe.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • essart — pluriel — /esaʁ/ ou /ɛsaʁ/
  • essarts — pluriel — /esaʁ/ ou /ɛsaʁ/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée essart#25826.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.