escapade
nom, féminin, /ɛskapadə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de s'échapper d'un lieu, en manquant à un devoir pour un plaisir ou un caprice. Terme de manége. Action subite d'un cheval qui s'emporte et refuse d'obéir à son cavalier. Fig. Acte par où l'on s'échappe des règles de la bienséance ou du bon sens.
On le mit chez un autre maître, d'où il faisait des escapades — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Mme de la Touche, qui fit une escapade en Angleterre avec le duc de Kingston — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Étymologie : Ital. scappata, de scappare (voy. ÉCHAPPER). On trouve eschapeillon, au XVe siècle : Et ne l'eussent pas baillée au bon homme, si ce ne fust ung petit eschapeillon que elle avoit fait en sa jeunesse
Historique : XVIe s. Voyez ses allures [de Plutarque] au daimon de Socrate ; o Dieu ! que ces gaillardes escapades, que cette variation a de beauté ! Il fut delivré de prison fort secrettement ; les seize accusent promptement le president Brisson et les conseillers l'Archer et Tardif d'avoir favorisé l'escapade [évasion]
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action de se dérober, de manquer à son devoir pour aller se divertir. Il est sujet à faire des escapades. C’est une escapade d’écolier.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- escapades — pluriel — /ɛskapadə/
- escapade — singulier — /ɛskapadə/
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