errements

errements

nom, masculin, /ɛʁəmɑ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m. plur.

  1. Procédé habituel, en parlant d'affaires. Suivre les derniers, les anciens errements. Suivre les vieux errements, faire une chose comme on la faisait autrefois.

    Bissy dans les mêmes errements [ayant les mêmes intentions] le soutenait [Godet] de toutes ses forces naissantes — Saint-Simon (1675-1755)

Étymologie : L'ancien verbe errer, cheminer, procéder, qui vient non de errare, mais de itinerare, faire voyage (voy. ERRE).

Historique : XIIe s. Merci clamant [demandant] de mon fol errement, [je] Ferai la fin de mes chansons oïr Je deïsse et l'estre et l'errement, Se j'osaisse en faire mention De la grant court de France au dous renom XIIIe s. Et si baille on toz les erremens du plet [procès] ou copie du dit as temoins

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m. pl.

  1. Manière dont une affaire est conduite. Reprendre, suivre les errements d’un parti. Ce mot, employé le plus souvent dans un sens péjoratif, n’implique pourtant pas forcément une idée de blâme.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (1)
  • errements — pluriel — /ɛʁəmɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée errements#25638.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.