ermite

ermite

nom, masculin, /ɛʁmitə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Solitaire retiré dans un lieu désert, où il se livre à des exercices de piété. Les ermites de la Thébaïde. Familièrement. Vivre comme un ermite, vivre seul, loin du monde. Par plaisanterie, pâtés d'ermite, noix sèches.

  2. Terme de zoologie. Crustacé du genre pagure appelé aussi Bernard l'ermite, qui se loge dans la première coquille univalve qu'il rencontre. Quand le diable fut vieux, il se fit ermite, c'est-à-dire qu'un vieux pécheur se convertit alors que l'âge lui interdit les plaisirs.

Étymologie : Provenç. ermita, hermitan ; espagn. ermitaño ; ital. eremita ; du latin eremita, du grec ἐρημίτης, de ἔρημος, désert.

Historique : XIIIe s. Car, si cum tes habis nous conte, Tu sembles estre uns sains hermites Li abis ne fet pas l'ermite ; S'uns hom en hermitage abite Et il en a les dras vestus, Je ne pris [prise] mie deux festus Son abit ne sa vesteüre XVIe s. De jeune hermite, vieux diable

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Solitaire qui vit retiré dans un lieu désert, pour s’y livrer à des exercices de piété. Saint Paul, premier ermite. Les ermites de la Thébaïde.

  2. Fig., Vivre en ermite, Mener une vie fort retirée et fuir le monde.

  3. Prov., Quand le diable est vieux, il se fait ermite. Voyez

  4. DIABLE.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • ermites — pluriel — /ɛʁmitə/
  • ermite — singulier — /ɛʁmitə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée ermite#25630.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.