épuré
adjectif, /epyʁe/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens)
Littré (1873)
part. passé
Rendu plus pur. Une matière épurée. Un air épuré.
Fig.
Cet amour épuré que Tite seul lui donne — Pierre Corneille (1606-1684)
Il [Dieu] est seul de nos cœurs l'allégresse épurée, Et seul notre félicité — Pierre Corneille (1606-1684)
Débarrassé de ce qui, dans le langage, n'est pas pur. Qui s'attache à la pureté du langage (emploi vieilli).
Par ce sage écrivain la langue réparée N'offrit plus rien de rude à l'oreille épurée — Boileau (1636-1711)
J'ai des amis fort épurés — MÉRÉ
Débarrassé de ce qu'il y a de grossier, en parlant des ouvrages d'esprit. Rendu plus correct, plus élégant, en parlant du langage, du style.
[Le comique] qui est épuré des pointes, des obscénités.... — La Bruyère (1645-1696)
Je n'aime point qu'on affecte avec les enfants un langage trop épuré, et qu'on fasse de longs détours, dont ils s'aperçoivent, pour éviter de donner aux choses leur véritable nom — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Qui a subi une épuration, une élimination, par raison politique ou autre.
D'autres invités y sont venus [au bal] et s'en sont allés parce qu'ils n'ont pas trouvé le bal assez épuré — Paul-Louis Courier (1772-1825)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- épurées — pluriel féminin — /epyʁe/
- épurés — pluriel masculin — /epyʁe/
- épurée — singulier féminin — /epyʁe/
- épuré — singulier masculin — /epyʁe/
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