épuisé
adjectif, /epɥize/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens)
Littré (1873)
part. passé.
Mis à sec. Des ruisseaux épuisés pour les arrosements. Fig. Un esprit épuisé, une imagination épuisée, un esprit, une imagination qui ne peut plus produire.
Il sent tarir ses jours comme une onde épuisée, Et son dernier soleil a lui — Lamartine (1790-1869)
Votre père attendait que ma colère fût épuisée — Fénelon (1651-1715)
Terre épuisée, terre à laquelle on a trop fait produire sans la restaurer par l'engrais. Fig.
L'homme de génie est celui qui enfonce le soc de la charrue dans un terrain qu'on n'a qu'effleuré avant lui, et qui sait par là rendre fécond un sol que l'on croit épuisé — Marmontel (1723-1799)
Leurs États et d'argent et d'hommes épuisés — Pierre Corneille (1606-1684)
Édition épuisée, édition dont tous les exemplaires ont été vendus par l'éditeur.
Affaibli. Des soldats épuisés par les privations. Absolument. C'est un homme épuisé, c'est un homme qui n'a plus les forces physiques ou morales.
Si les sens épuisés manquaient à la vieillesse — Voltaire (1694-1778)
L'on y montre encore la pierre sur laquelle on prétend qu'elle [Cérès] s'assit épuisée de fatigue — Jean-Jacques Barthélemy (1716-1795)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- épuisées — pluriel féminin — /epɥize/
- épuisés — pluriel masculin — /epɥize/
- épuisée — singulier féminin — /epɥize/
- épuisé — singulier masculin — /epɥize/
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