épouvante
nom, féminin · /epuvɑ̃tə/
Usage : d'usage courant (5.87 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Peur violente et soudaine causée par quelque chose de terrifiant.
La foule fuyait dans l'épouvante après l'explosion.
« Autre qualité assez naturelle aux conquérants, qui savent que l'épouvante fait plus de la moitié des conquêtes »Bossuet (1627-1704)
« L'épouvante est au nid plus forte que jamais »La Fontaine (1621-1695)
Peur violente et soudaine causée par quelque chose de terrifiant, souvent exploitée comme thème dans les œuvres de fiction.
Ce cinéma programme un festival de films d'épouvante.
« Tandis qu'on vous verra, d'une voix suppliante, Semer ici la plainte et non pas l'épouvante »Jean Racine (1639-1699)
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (2)
- épouvantes : pluriel · /epuvɑ̃tə/
- épouvante : singulier · /epuvɑ̃tə/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 1 sens
s. f.
Terreur profonde et soudaine.
Il a pris l'épouvante et la voudrait donner à ceux que les périls ne peuvent étonnerTristan L'Hermite (1601-1655)
Est-ce un si grand sujet d'en prendre l'épouvante ?Rotrou (1609-1650)
Étymologie : Voy. ÉPOUVANTER ; provenç. espaven, s. m. ; ital. spavento.
Historique : XVIe s. Il suit l'espouvante des siens Depuis que l'espavente se met en un royaume, 500 hommes en feront fuir dix mille
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 1 sens
n. f.
Grande et soudaine peur causée par quelque chose d’imprévu. Causer, donner de l’épouvante. Jeter, porter l’épouvante dans le pays ennemi. L’épouvante l’a pris. Ils ont été saisis d’épouvante.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée épouvante#66851.