épitoge
nom, féminin, /epitɔʒə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Sorte de manteau des anciens Romains, qui se portait par-dessus la toge.
Sorte de chaperon que les présidents à mortier et le greffier en chef du parlement portaient dans les grandes cérémonies.
Il ne s'agissait [pour les présidents] que de prendre leurs grandes robes rouges avec leurs épitoges et leur mortier à la main — Saint-Simon (1675-1755)
Sorte d'ornement que les professeurs des lycées portent sur la robe, attaché sur l'épaule, pendant devant et derrière, en soie jaune pour les professeurs des lettres, en soie rouge groseille pour les professeurs des sciences, et garni de un, deux ou trois rangs d'hermine, suivant les grades de bachelier, licencié ou docteur. Cet ornement se nomme aussi chausse (voy. ce mot).
Étymologie : Lat. epitogium, de ἐπὶ, sur, et toga, toge.
Historique : XVe s. Le greffier civil vestu d'un epitoge d'escarlatte
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Sorte d’ornement de couleur jaune ou amarante que les professeurs portent à l’épaule sur leur robe dans les cérémonies.
Il se disait autrefois de l’Espèce de chaperon ou de capuce que les présidents à mortier et le greffier en chef du Parlement portaient sur la tête ou sur l’épaule dans les grandes cérémonies.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- épitoges — pluriel — /epitɔʒə/
- épitoge — singulier — /epitɔʒə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée épitoge#66803.