épieu

épieu

nom, masculin, /epjø/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Sorte d'arme qui n'est qu'un bâton d'un mètre et demi environ de longueur, garni, par le bout, d'un fer large et pointu, et qui sert particulièrement à la chasse du sanglier et autres grosses bêtes. Terme de blason. Épieu emmanché, épieu dont le manche est d'un autre émail que le fer.

    Le cerf est reconnu, chacun prend un épieu ; Chacun donne un coup à la bête — La Fontaine (1621-1695)

Étymologie : Champen. espiel ; provenç. espieut, espeut, espiaut ; espagn. espiche ; portug. espeto ; ital. spiedo. Il y a dans l'historique deux formes : espiet ou espié, et espiel. Espiel, d'où épieu, vient du latin spiculum, pointe, comme essieu, d'axiculus. Espiet vient du germanique : danois, spyd ; suéd. spiut.

Historique : Tans cops [il] a pris de lances et d'espiez XIIe s. Son fort espiez o [avec] le confenon blanc Il tenoit un espié dont la hante ert entiere XIIIe s. Parmi le gros du cœur li mist l'espiel trenchant, Mort l'abat du cheval delès un desrubant XVe s. Lors commença à dire à ses hommes qu'ilz lançassent sur eulx glaives, dars et espieux tant qu'ils les eussent mis à mort

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Sorte d’arme formée d’un bâton, qui se termine par une pointe et dont on se sert le plus ordinairement à la chasse du sanglier. Il attendit le sanglier de pied ferme avec son épieu et l’enferra.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • épieux — pluriel — /epjø/
  • épieu — singulier — /epjø/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée épieu#66687.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.