épicier
nom, masculin, /episje/
Voir aussi : forme féminine épicière
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m. et f.
Celui, celle qui tient un commerce d'épicerie, c'est-à-dire qui, outre les épices, vend le sucre, le café, le miel, le vinaigre, l'huile, la bougie, et une foule de denrées de consommation journalière. Épicier en gros, en demi-gros, au détail. Fig. Ce livre ira chez l'épicier, est bon pour l'épicier, se dit d'un mauvais ouvrage qui sera vendu pour le papier et servira à faire des sacs et des cornets. Par dénigrement. C'est un épicier, c'est un homme dont les idées ne s'élèvent pas au-dessus de son commerce, et qui n'a que des idées et des goûts vulgaires. Littérature, idées d'épicier. Adj. Marchand épicier. Garçon épicier.
Tes vers, aussi peu lus que ceux de Pelletier, N'ont fait de chez Sercy qu'un saut chez l'épicier — Boileau (1636-1711)
Étymologie : Épice ; génev. espicier ; provenc. espessier ; espagn. especiero ; portug. especieiro.
Historique : XIVe s. Le roy aura tousjours à court quatre valez de chambre, et non plus, le barbier, l'espicier, le tailleur et un autre mangent à court XVIe s. Le fol : Helas ! ne m'en vueillez blecier ! - Gravelle : Tu contrefaiz de l'espicier [le benêt], Mais tantost sentiras mes mains
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n.
Celui, celle qui tient une épicerie. Par apposition, Garçon épicier.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- épiciers — pluriel — /episje/
- épicier — singulier — /episje/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée épicier#66662.