épaulé · épaule

épaulé

adjectif, /epole/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873)

part. passé.

  1. Blessé à l'épaule, en parlant des animaux. Une jument épaulée. Fig. C'est une bête épaulée, se dit, par comparaison à une bête qui a un vice rédhibitoire, d'une fille qui s'est déshonorée, d'un homme sans capacité et sans talent. Terme d'horticulture. Arbre épaulé, arbre mal taillé ou dont le vent a cassé les branches.

  2. Fig. Qui a de l'appui. Épaulé par un ami puissant.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • épaulées — pluriel féminin — /epole/
  • épaulés — pluriel masculin — /epole/
  • épaulée — singulier féminin — /epole/
  • épaulé — singulier masculin — /epole/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée épaulé#66619.

épaule

nom, féminin, /epolə/

Définitions

  1. Partie du corps humain qui relie le bras au tronc.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  2. Partie supérieure de la patte antérieure de certains animaux, correspondant à cette région du corps.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  3. Pièce de viande prélevée à cet endroit, en boucherie.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (14 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Partie la plus élevée du bras chez l'homme. Marcher des épaules, marcher pesamment en balançant les épaules et en se donnant un air d'importance. Terme de manége. Trotter des épaules, se dit d'un cheval qui trotte pesamment. Il est bien large, mais c'est par les épaules ou des épaules, se dit d'un avare, par un jeu de mots sur large, qui, outre l'acception propre, signifie généreux. Familièrement. Hausser, lever les épaules, témoigner en haussant les épaules, qu'une chose déplaît, choque. Mettre quelqu'un à la porte par les deux épaules, le chasser honteusement. Porter sur les épaules, se dit d'un fardeau dont on a les épaules chargées. Fig. Je porte cet homme sur mes épaules, il m'est à charge, il me déplaît. Avoir quelque chose sur les épaules, avoir quelque embarras. Être sur les épaules, peser sur les épaules, être à charge, être un embarras. Plier les épaules, témoigner en pliant les épaules qu'on n'approuve pas. En un autre sens. Plier, baisser les épaules, subir un affront avec résignation. Avoir les épaules assez fortes, trop faibles pour ...., c'est-à-dire être capable, incapable d'exécuter une chose. Donner un coup d'épaule à quelqu'un, lui venir en aide dans un embarras, dans une difficulté. Prêter l'épaule à quelqu'un, lui fournir les ressources dont il a besoin. Prêter l'épaule à quelque chose, y être favorable. Un tour d'épaule, un coup d'épaule, un effort pour quelque chose. Lire par-dessus l'épaule, lire par derrière une personne ce qu'elle tient dans la main. Manger par-dessus l'épaule, jouer par-dessus l'épaule, manger derrière les autres, jouer sans avoir de place à la table du jeu. Regarder quelqu'un par-dessus l'épaule, le regarder avec mépris. Faire quelque chose par-dessus l'épaule, ne point le faire du tout. Ne comptez pas être remboursé par cet homme ; il vous payera par-dessus l'épaule. Pousser le temps à l'épaule, vivre petitement en attendant un meilleur temps, gagner du temps.

    Déjà Despine était sur l'échafaud, Les cheveux retroussés et les épaules nues — Jean Mairet (1604-1686)

    Il ne me fallait point payer en coups de gaules, Et me faire un affront si sensible aux épaules — Molière (1622-1673)

  2. Partie la plus élevée de la jambe de devant chez les quadrupèdes. Le sanglier a été blessé à l'épaule. Une épaule de mouton, de veau. Il sent l'épaule de mouton, se dit de quelqu'un qui sent mauvais. Il ne jette pas les épaules de mouton par les fenêtres, il est avare. Épaule de mouton, cognée à l'usage des charpentiers. Terme d'entomologie. Chez les hexapodes, épaule se dit du second article des pattes antérieures.

  3. Terme d'escrime. Avoir de l'épaule, faire tous les mouvements avec cette partie du corps ; ce qui est un défaut.

  4. Terme de manége. L'épaule en dedans, se dit de la manœuvre par laquelle on amène les épaules du cheval dans le manége, en conservant toujours les jambes de derrière sur la piste. Épaule gagnée, se dit du cavalier qui est parvenu à diriger les épaules d'un cheval. Un cheval qui ne s'assied point sur les hanches, et qui ne plie pas les jarrets, s'abandonne trop sur les épaules.

  5. Terme de fortification. L'épaule d'un bastion, le terrain à l'endroit où la face et le flanc se joignent. L'angle de l'épaule, l'angle formé par ces deux lignes.

  6. Terme de marine. Partie de l'avant du navire sur laquelle il s'appuie, comme par l'arrière il s'assied sur ses fesses. Épaule de mouton, espèce de voile triangulaire.

Étymologie : Wallon spal, s. f. ; provenç. espatla, espalla ; catal. espatlla ; esp. espalda ; portug. espalda ; ital. spalla ; du latin spathula, omoplate, diminutif de spatha, spatule (voy. SPATULE et ÉPÉE), ainsi dite à cause de la forme large de cet os. L'étymologie montre que l'ancienne forme espalde est la plus conforme à l'origine, et que dans les autres il y a eu assimilation du d à l'l : espalle, espaule.

Historique : XIe s. Li reis Marsiles tint Guene par l'espalle XIIe s. Desor s'espaule li a son doi assis ; Tant le bouta que li cuens [le comte] le senti Le pastre deit... l'oeille malede sur l'espaule porter ; Ne la deit pas lessier al larrun estrangler Sur tut le pople plus fut halt de l'espalde en avant XIIIe s. Et li atachierent, de par Dieu, la crois en l'espaule Si traist au roi à descouvert au tournant de la drete espaule, et le navra durement XVe s. Et lors ledit duc d'Aquitaine.... tout esmu d'ire prit son chancelier par les espaules et le bouta hors de le chambre Mandoit le roy à messire Jean Jac…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Partie du corps qui attache au cou l’articulation du bras chez l’homme et du membre antérieur chez les quadrupèdes. Cet homme a une épaule plus haute que l’autre. Cette femme a de belles épaules. Au défaut de l’épaule. Il a l’épaule démise, rompue, fracassée. Il porte un fardeau sur l’épaule, le fusil sur l’épaule. Il a la tête dans les épaules. Avoir les épaules hautes. Pousser de l’épaule, avec l’épaule. Prêter l’épaule pour charger un fardeau. Il est plus haut que vous de toute l’épaule. Ce cheval est blessé à l’épaule.

  2. En termes de Lutte, Toucher des épaules, ses épaules ont touché se dit du Lutteur renversé et vaincu.

  3. Hausser les épaules, lever les épaules, Témoigner en haussant les épaules qu’une chose déplaît, qu’elle choque, et plus souvent qu’elle n’inspire que du mépris. Cela me fait hausser les épaules. C’est à faire lever les épaules. Il n’y a rien à répondre à cela, il n’y a qu’à hausser les épaules. Hausser les épaules de pitié, de mépris.

  4. Fam., Jouer par-dessus l’épaule, Jouer sans avoir de place à la table du jeu.

  5. Fig. et fam., Mettre quelqu’un dehors par les deux épaules, Le chasser honteusement.

  6. Fig. et fam., Regarder quelqu’un par-dessus l’épaule, Le regarder avec mépris.

  7. Fig. et fam., Je porte cet homme sur mes épaules, Cet homme me pèse, il m’est à charge par les choses qu’il fait, par les choses qu’il dit.

  8. Fig., Plier les épaules, baisser les épaules, Recevoir avec soumission une chose fâcheuse, désagréable. On lui fit de durs reproches, il s’en alla pliant, baissant les épaules.

  9. Fig. et fam., Il n’a pas les épaules assez fortes, il a les épaules trop faibles pour un tel emploi, pour soutenir une telle charge, pour mener à bien cette entreprise, Il n’a point assez de talent, assez de bien, de ressources.

  10. Fig. et fam., Prêter l’épaule à quelqu’un, L’aider, lui fournir des ressources. Il a des amis qui lui prêtent l’épaule, sans quoi il ne pourrait pas soutenir cette affaire, cette entreprise.

  11. Fig. et fam., Donner un coup d’épaule. Voyez

  12. COUP.

  13. Fig., Changer son fusil d’épaule, Changer d’opinion, de ligne de conduite suivant les circonstances.

  14. En termes de Fortification, L’épaule d’un bastion, La partie saillante que forme la réunion des pans nommés Flanc et Face. On dit aussi L’angle d’épaule.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • épaules — pluriel — /epolə/
  • épaule — singulier — /epolə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée épaule#66613.

épaulé

nom, masculin, /epole/

Grammaire et formes (2)
  • épaulés — pluriel — /epole/
  • épaulé — singulier — /epole/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée épaulé#66618.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.