épandu

épandu

adjectif, /epɑ̃dy/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Étendu en versant, en dispersant, en semant.

    Tel qu'à vagues épandues Marche un fleuve impérieux, De qui les neiges fondues Rendent le cours furieux — Malherbe (1555-1628)

    Notre fuite, madame, est assez difficile ; J'ai vu des gens de guerre épandus par la ville — Pierre Corneille (1606-1684)

  2. Se dit de tout ce qui est comparé à quelque chose de disséminé.

    De qui la renommée épandue en tous lieux — DESMARETS

    Un inconnu frisson dans mon corps épandu — Pierre Corneille (1606-1684)

  3. Versé.

    Puisqu'ils sont satisfaits par le sang épandu — Pierre Corneille (1606-1684)

    Un soupir, une larme à regret épandue — Pierre Corneille (1606-1684)

  4. Qui s'épanche comme fait une eau. Fig.

    Quel est sur votre front ce nuage épandu ? — Victor Hugo (1802-1885)

    Son amour [de Dieu], épandu sur toute la famille, Tire après lui le père aussi bien que la fille — Pierre Corneille (1606-1684)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • épandues — pluriel féminin — /epɑ̃dy/
  • épandus — pluriel masculin — /epɑ̃dy/
  • épandue — singulier féminin — /epɑ̃dy/
  • épandu — singulier masculin — /epɑ̃dy/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée épandu#66585.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.